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    Harold Feinstein ou la photographie vivante !

    6 mars 2017
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    Optimisme Contagieux

    Œuvres d’Harold Feinstein

    Du 3 février au 30 avril 2017

    Gratuit

    Galerie Thierry Bigaignon
    Hôtel de Retz
    9 Rue Charlot
    75003 Paris
    M° St-Sébastien Frioissart

    www.thierrybigaignon.com

    www.haroldfeinstein.com

    Du 3 février au 30 avril 2017

    Inédit en Europe : une rétrospective est consacrée à l’œuvre du photographe américain Harold Feinstein (1931-2015). Avec Optimisme Contagieux la Galerie Thierry Bigaignon nous en offre une mise en lumière délicate.

    Cette exposition s’inscrit dans le cadre du Mois (d’avril) de la Photo du Grand Paris. La première partie de la rétrospective se consacrera aux débuts du photographe, durant les années 40 et 50, avec une sélection de photographies en noir et blanc, à la fois riches, diverses et bouleversantes d’humanisme.

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    Jeune autodidacte

    Harold Feinstein n’a pas quinze ans lorsqu’il se lance dans la photographie. Il se fait alors vite remarquer par Edward Steichen (photographe, peintre et conservateur au MoMA.) Il est le plus jeune photographe à intégrer une collection permanente du Museum of Modern Art, à New York. Harold Feinstein fut l’un des habitants originaux du légendaire « Jazz Loft », qu’il a ensuite confié à son collaborateur W. Eugene Smith (photo journaliste américain), pour lequel il a conçu la mise en page originale du célèbre projet de Pittsburgh. Harold Feinstein est également connu comme enseignant dès l’âge de 20 ans, dans des universités prestigieuses, où il dirige, entre autres, des ateliers.

    Digne représentant de la New York School of Photography, Harold Feinstein étend son œuvre sur près de six décennies. Mais bien que son travail fasse partie des collections de musées américains les plus prestigieux, il reste encore méconnu en Europe.

    993131-bidding-farewell-1952Membre de la Photo League, comme Sid Grossmann, Richard Avedon ou Robert Frank, Harold Feinstein place l’homme, dans toutes ses diversités, au cœur de ses clichés. En perpétuelle recherche, le photographe invente, en 1998, la scanographie, une technique qui consiste à utiliser un scanner comme une caméra.

    « Une photo était pour lui avant tout une rencontre», précise sa femme Judith Thompson, venue spécialement des États-Unis pour présenter cette première exposition à Paris. Harold Feinstein nous donne aussi à voir un New-York de l’intérieur comme ces plages de Coney Island. Parfois des sujets délicats sont abordés, notamment celui de la guerre, mais plutôt sous l’angle de l’amour ou de la camaraderie.

     

    Humanisme, sincérité et dynamisme        

    Ses oeuvres mêlent un subtil jeu d’ombres et de lumières, dans de savants cadrages qui respectent toutefois la réalité. Eugene Smith, dit de lui : « Il est l’un des rares photographes que j’ai connus, ou qui m’aient influencé, à être capable de révéler, sous un angle superbement nouveau, avec autant de force et d’honnêteté, ce qui pour moi relève de l’ordinaire. »

     

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    Il y a aussi un jeu entre le regarder et le regardé. Une certaine forme de complicité. Enfin, compte tenu de l’intérêt de Harold Feinstein sur la ligne et les contrastes, le mouvement ressort bien dans ses compositions.

    Pour cette rétrospective, la sélection a été fastidieuse, en raison du nombre considérable que l’artiste a laissé, environ 10.000 pièces. Mais la galerie Bigaignon a mis en lumière son travail de façon épurée pour lui rendre toute sa beauté.

    Ainsi, grâce à cette exposition, on peut mieux admirer ce grain propre aux tirages argentiques, des photos qui nous font voyager dans le temps, et ce personnage – unique – qui mérite grandement d’être connu. 

     

    Mona Dortindeguey

    [Crédits Photo 1 : © Harold Feinstein, Girl wearing fur Coat / Photo 2 : © Harold Feinstein, Times Square New York / Photo 3 : © Harold Feinstein, Bidding Farewell at Camp Kilmer, Korean War, 1952 / Photo 4 : © Harold Feinstein, 125th Street from Elevated Train, 1950]

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