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    Les Romanov – Pinacothèque de Paris

    2 mars 2011
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    La frénésie familiale de l’Art commence pour les Romanov avec Pierre le Grand (1672-1725). Il envoie des agents en Europe pour acquérir peintures et sculptures et les rapatrier à Saint-Pétersbourg. Le David et Jonathan (1642) de Rembrandt fait son entrée dans la collection naissante. L’impératrice Catherine II (1729-1796) suscite ensuite rumeurs, dans les conditions auxquelles elle accède au trône : coup d’état du 28 juin 1762 et mort inopinée de l’empereur Pierre III. Celle qu’on nomme, dans les salons littéraires parisiens, la « Sémiramis du nord » s’évertuera à refléter l’image d’une souveraine éclairée et adepte des idées des Lumières.

    En trente ans, elle acquiert plus de 4’000 tableaux, entre 1760 et 1790, devenant le membre de la dynastie Romanov ayant accumulé autant d’œuvres artistiques. De ses collections est né le musée de l’Ermitage, premier espace dédié qu’elle fait construire.

    Secret de collections entières, au détriment d’œuvres isolées

    Des tableaux de Rubens, Tiepolo et Titien entrent à Saint-Pétersbourg, tous en 1769 : l’impératrice remporte la collection du comte Henri von Brülh, ministre à la cour de Saxe. Puis celle du baron Crozat de Thiers, en 1772. Cette fois-ci, tollé et indignation à Paris. Diderot et Grimm ont permis à Catherine II de l’emporter. Des toiles de Véronèse, Raphaël et van Dyck embarquent donc pour la Russie. L’Europe parle alors de gigantesque galerie impériale, celle de l’Ermitage.

    Son petit-fils, Alexandre Ier (1777-1825) continue dans la lignée et dote le musée de maîtres espagnols, tels que Vélasquez et Murillo. Nicolas Ier (1796-1855) donnera naissance au musée moderne, le Nouvel Ermitage, après l’incendie de 1837.

    La dernière salle de l’exposition à la Pinacothèque correspond au Nouvel Ermitage. Des vues intérieures et extérieures esquissent le musée : Cabinet de peinture italienneSalle de la sculpture russe ou encore Galerie de l’école flamande. Impression de visites en abyme !

    Emilie Bouvet

    La naissance du musée – Les Esterhazy, Princes collectionneurs

    Jusqu’au 15 septembre 2011
    Tous les jours de 10h30 à 19h30
    Nocturne le mercredi jusque 21h30

    Tarif plein : 10€ / Billet jumelé : 17€
    Tarif réduit : 8€ / Billet jumelé : 13€

    La Pinacothèque de Paris
    28, place de la Madeleine
    75008 Paris
    M° Madeleine

    pinacotheque.fr

    [Visuel : Jean-Baptiste Siméon Chardin, Nature morte aux attributs des Arts, 1766. Huile sur toile 112 x 140,5cm, atelier de l’artiste. Vendu aux enchères en 1855 à Saint-Pétersbourg. Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg © Photo de Vladimir Terebenin, Leonard Kheifets, Youri Molodkovets. Musée de l’Ermitage]

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