Lorsque Matthieu Chedid rencontre Martin Parr
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MMM – Matthieu Chedid rencontre Martin Parr Du 4 octobre 2016 Horaires Cité de la Musique – Philharmonie de Paris M° Porte de Pantin |
Si Martin Parr était une couleur, ce serait du rose fuchsia – bien sûr ! – et s’il était une musique, ce serait un morceau de M. Ou, pour être plus exact et pour coller à l’actualité de la Cité de la Musique, M a mis en musique l’univers ironique du photographe anglais, et on y plonge avec complicité, enchantement et plaisir. Comme dans la bande-son d’une promenade photographique. M, alias Matthieu Chedid, s’est plongé dans l’univers de Martin Parr, l’a décortiqué pour le mettre en musique. Comme il l’explique, le piano illustre le côté classique de Martin Parr, l’instrument asiatique : les voyages, l’ailleurs ; la guitare électrique : son côté rock, punk et sale gosse ; le synthétiseur : le mauvais goût ; la basse : l’âme de l’artiste. Résultat : chaque série de Martin Parr est associée à l’un de ces instruments. Lorsqu’on s’approche des différents espaces, on l’entend plus particulièrement, et lorsqu’on s’en éloigne, on est immergé dans l’ambiance sonore. Et ça marche ! M propose ici une interprétation et prend le large avec une éventuelle traduction littérale : c’est pour cela qu’il manque la rumeur de la foule, le cri des enfants sur la plage, la brouhaha de la masse. Car Martin Parr s’intéresse aux mouvements de masse et au tourisme en particulier, lorsque l’individu se fond dans une pratique sociale. Il accumule et présente les photographies par série (les plages, les chapeaux…), se faisant à chaque fois le témoin des excès, de la démesure, du kitsch et des contradictions de notre société. Il est à la limite de la critique sociale, mais tout le monde en prend pour son grade, les classes populaires comme les bourgeois nostalgiques des codes d’une noblesse déchue. Ironie et humour sont ses armes, mais on ressent plus de critiques et de jugements aujourd’hui par rapport à ses premiers travaux en noir et blanc exposés également, où il saisit plus l’improbable, le moment décalé. M a véritablement découvert le travail du photographe britannique lors de l’exposition “Planète Parr” au musée du Jeu de Paume en 2009. Ce qui l’a alors marqué : le côté obsessionnel et surréaliste du personnage qu’il rapproche de l’univers des Monty Python. “Il me fait penser à Mr Bean également. Il est complètement intégré à son œuvre, au point qu’il pourrait être un des personnages de ses photographies comme Hitchcock s’amusait à apparaître dans ses films”, s’enthousiasme M. Dans un des points de l’exposition, des casques diffusent l’entretien entre les deux artistes, à écouter à tout prix ! Commandée en 2015 par les Rencontres d’Arles, l’exposition bénéficie ici d’une présentation renouvelée. Stéphanie Pioda [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=4_mBiHDoimM[/embedyt] [Photos : Martin Parr – Benidorm, Spain, 1997 / Liverpool, England, 1998 / Germany, 1997 / Mayor of Todmorden’s inaugural banquet, Todmorden, West Yorkshire, England, 1977 / Henley, England, 1997. Pour chacune des photos : © Martin Parr – Magnum Photos |
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Salles sombres, écrans monumentaux sur lesquels défilent les photographies de Martin Parr, chaises longues avec des détails de ses clichés imprimés pour en prendre plein la vue et plein les… oreilles.
Plus une ambiance sonore qu’une mélodie à proprement parler
Témoin des excès et de la démesure
Une rencontre





