0 Shares 2695 Views

Projet E.Doll – Softtwix

12 février 2018
2695 Vues

Instalation réalisée en novembre 2017, au 27 Bld des Capucines, 75002 Paris

Commencé début 2014, le projet E.Doll se décline sous forme d’installations urbaines. Mes photos, des visages de femmes sur fond noir, en format XXL, sont collées sur les murs dans la rue, dans des friches, ou sur des chantiers en cours… Je recherche l’interaction parfaite entre le lieu et l’E.Doll que j’ai choisi, pour révéler toute l’intensité de son regard…

J’avais envie de créer ce face à face… Mes E.Dolls dérangent, elles questionnent, interpellent. Chacun étant libre d’y projeter sa propre histoire…”

Les E.Dolls sont des femmes libérées… Elles sont toutes belles, mais elles portent les empreintes de leur vie sur leur visage. Elles nous racontent chacune une histoire, son histoire: la violence de l’existence, le poids de l’éducation, la folie des hommes, l’usure du temps…

Installation réalisée en aout 2016, rue des Lois à Toulouse.

Elles sont belles, mais derrière ou à travers cette beauté à la plastique parfaite, se dessine une blessure humaine, trop humaine… Sont elles des mutants fantastiques ou au contraire, tellement femmes?

L’image de la femme moderne est celle d’une femme qui mène de front vie privée et carrière professionnelle réussie. Cette image de la femme est celle qui est véhiculée par la société occidentale, à travers les magazines féminins, ou les campagnes publicitaire…

Etre l’une d’entre elles, c’est concilier le rôle traditionnel de femme au foyer avec celui de femme libérée. Une femme qui combine avec succès une carrière enrichissante, l’éducation des enfants, une maison impeccable, un look à la fois sexy et sophistiqué, des amitiés entretenues, et enfin, un vie amoureuse fabuleuse… Mais être une superwoman n’est pas la seule exigence demandée à la femme moderne, elle se doit également d’être belle, mince, sexy, sans âge, et sans rides… chirurgie esthétique, psychose anti-rides, quête maladive de la jeunesse éternelle…

La plupart des femmes vivent consciemment ou inconsciemment dans la dépendance du regard et de l’approbation de l’autre… Et dans cette course effrénée à la validation extérieure, elles se perdent, s’abîment, se déchirent, se ternissent…

Installation réalisée en juin 2017, rue Clavel, 75019 Paris.

 

Articles liés

Métropole au Théâtre de la Reine Blanche, croisements urbains
Spectacle
98 vues
Spectacle
98 vues

Métropole au Théâtre de la Reine Blanche, croisements urbains

Six personnages qui vivent et travaillent dans le grand Paris se croisent et nouent des relations. Pris dans la grande toile d’araignée tissée par les nouvelles politiques urbaines, ils sont les pions d’un puzzle où l’argent est roi. Les...

BOYS – Le nouveau clip des Spang Sisters en ligne le 21 Décembre !
Agenda
36 vues
Agenda
36 vues

BOYS – Le nouveau clip des Spang Sisters en ligne le 21 Décembre !

Les Spang Sisters apparaissent il y a à peu près 250 millions d’années sous la forme d’une entité gazeuse et homogène. Au fil du temps, cette immense masse de vapeur s’est développée jusque dans l’esprit de cinq jeunes garçons, pour les convaincre de...

Le gendre de ma vie – Une comédie de François Desagnat – En salle le 19 décembre
Agenda
25 vues
Agenda
25 vues

Le gendre de ma vie – Une comédie de François Desagnat – En salle le 19 décembre

Stéphane et Suzanne sont parents de trois jeunes femmes, le tableau peut sembler idéal mais Stéphane n’a jamais eu de fils et a toujours rêvé d’en avoir… Pour combler cette frustration, il s’accapare ses gendres et en tombe plus...