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    Tatoueurs, tatoués : le tatouage, pratique encrée dans l’humanité, au Musée du Quai Branly

    13 mai 2014
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    affiche_tatoueurs_tatoues

    Tatoueurs, tatoués

    Du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015

    Les mardis, mercredis et dimanches, de 11h à 19h 
    Les jeudis, vendredis et samedis, de 11h à 21h

    Plein tarif : 7 € // Tarif réduit : 5 €

    Musée du quai Branly 
    37, Quai Branly  
    75007 Paris 
    M° Alma-Marceau

    www.quaibranly.fr

    proddg04198Un Français sur dix arbore aujourd’hui un tatouage. Aux Etats-Unis, le nombre de tatoués avoisine un quart de la population. Le musée du Quai Branly, dans une riche exposition, explore cette pratique méconnue, pourtant familière et universelle du tatouage. Bienvenu dans un voyage haut en couleur à travers l’humanité.

    A travers plus de 300 oeuvres et à l’aide d’experts et artistes tatoueurs reconnus, le musée du Quai Branly nous plonge dans une histoire, une géographie et une actualité du tatouage. Une pratique ancestrale aux fonctions sociales variées, aujourd’hui reconnue en tant qu’art. 

    tattoo_521Apanage d’une génération branchée, le tatouage constitue l’une des plus anciennes pratiques de l’histoire de l’humanité. Les premiers tatouages retrouvés sur le corps d’Ötzi prisonnier de la glaces des Alpes, remontent à l’époque du Chalcolithique. Aux quatres coins du monde, dans les sociétés traditionnelles, les tatouages fleurissent sur les chairs humaines.

    Réprimé en Europe par le Christianisme, la pratique est redécouverte et diffusée par les grands explorateurs et voyageurs. Au 13e siècle, Marco Polo décrit avec curiosité ce phénomène qui touche, en Asie, tous les individus, hommes et femmes, sans distinction de sexe. C’est le Capitaine Cook, au dix-huitième siècle, qui donne son nom actuel « tatoo » à ce dessin corporel. Il provient du terme polynésien « tautau » signifiant « marquer », « dessiner » ou « frapper ».

    tattoo_099Prisonniers du goulag, pèlerins de Jérusalem, marins, militaires, moines, criminels, esclaves, rescapés des camps de concentration, ou encore travailleurs dans les “sideshows” en Amérique du Nord, toutes les franges de la population ont leurs tatouages. Tous nous invitent à les découvrir. 

    Tantôt utilisé pour guérir l’arthrose à l’époque néolithique, tantôt pour marquer les criminels dans l’Europe chrétienne, le tatouage, dont on ne compte pas les différentes fonctions, exclut, marginalise, stigmatise ou bien au contraire intègre, émancipe, voire divinise… Car ce marquage de la peau inscrit l’individu dans un corps social ; il scelle un lien indélébile entre le tatoué et son tatoueur. 

    L’émergence d’un art 

    Au 20e siècle, du brassage des cultures entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique, le tatouage s’affirme comme un art à part entière. Sa diffusion est facilitée par la tattoo_japon_1mise au point de la première machine à tatouer électrique par l’Américain O’Reily. Depuis les années 1990 le tatouage enregistre un engouement et un renouveau. En effervescence, cet art voit se multiplier les Ecoles et les courants. Réinterprétation de genres historiques ou exploration des nouvelles compositions abstraites inspirées des arts graphiques, typographiques ou numériques, de larges horizons restent encore à explorer. 

    tatoo_mqb_0043Et pour rendre vivante l’exposition, reflêt d’un art plus que jamais en mouvement, plusieurs artistes représentants de la nouvelle génération, dont le Français Tin-tin, le Suisse Filip Leu ou le Japonais Horiyoshi III, ont signé des oeuvres sur des moules en silicones, spécialement conçus pour les visiteurs du musée.

    (Tatouage créé sur moulage en silicone par Leo Zulueta, 2013, États-Unis)

    Une très belle exposition, claire et didactique, riche et colorée ! On pourrait peut-être juste regretter le peu d’éclairages concernant les différentes techniques de tatouage. Prévoir au minimum 1h30 pour bien en faire le tour.

    Jeanne Rolland

    tatoo_mqb_0281(Tatouage créé sur moulage en silicone de corps humains par Xed Lehead, 2013, Royaume-Uni)

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    (Projet de tatouage sur toile de Sabine Gaffron, Suisse, 2013, Peinture sur toile de lin)

    [Visuels :”Tatoueurs, tatoués” ©musée du quai Branly, photo Gautier Deblonde ; “La dernière femme Kalinga tatouée” ©Jake Verzosa Collection de l’Artiste ; “Images provenant du Recueil Lacassagne” ©Gdalessandro/ENSP ; “Flottenbesuch in Hamburg 1966 Photo, schwarz-weiß” ©Courtesy Herbert Hoffmann and Galerie Gebr. Lehmann Dresden/Berlin ; Traditional Japanese tattoo © Photo by : Tatttooinjapan.com / Martin Hladik ; “Motif de tatouage sur un dos masculin” ©musée du quai Branly, photo Thomas Duval ; “Motif de tatouage sur un bras masculin” ©musée du quai Branly, photo Thomas Duval ; “Projet de tatouage sur toile” ©musée du quai Branly, photo Claude Germain]

     


     

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