0 Shares 7530 Views

    Un nouveau regard sur l’Art urbain chez Teodora Galerie

    Élise de Brye 9 avril 2019
    7530 Vues

    Hanna Ouaziz devant une oeuvre de Marc Duran à la Teodora Galerie

    Nouvel espace d’expositions et de rencontres pour l’art urbain, La Teodora Galerie, dirigée par Hanna Ouaziz, présente, à partir du 10 avril, sa toute première exposition : « Entropie ».

    Nouvelle directrice et nouvelle ligne

    Libre dans sa démarche et indépendante, Hanna Ouaziz s’associe à la Teodora Galerie, attachée à défendre la singularité artistique. Ce nom fait écho à l’impératrice byzantine Théodora, à qui l’on doit le rétablissement du culte des images, en 843, ce qui a permit l’avènement de l’art.

    Féministe, progressiste, Hanna Ouaziz incarne la volonté de laisser le champ libre aux nouvelles initiatives, dans la droite ligne de la démarche de Gérard Hermet, président de la Téodora Galerie. Cette avocate de formation est curatrice dans le street art (agence H.ART) depuis presque cinq ans. Elle a monté, entre autres, les projets la réserve Malakoff et le Lab14.

    Une nouvelle expérience post graffiti

    La programmation débute par une première exposition avec les deux artistes peintres post graffiti, Onsept et Tempo du collectif Nok, dont les approches uniques et puissantes sont enfin réunies.

    Seize Happywallmaker et Nicobaro, le duo cosmique du Lab14 grâce auquel nous sommes entrés en lévitation avec l’Astroglyphe, présentent de nouvelles œuvres.

    Ça bouge ! Les déconcertants portraits  d’Onsept

    Onsept Nok, artiste autodidacte travaillant à Paris, est un peintre figuratif s’inscrivant dans le mouvement du post graffiti, dont le thème de prédilection est l’humain. Après son dernier solo show  Mondes intérieurs (organisé par l’agence H.Art) , il décide de poursuivre cette série de portraits émancipés de l’introspection, pour revenir à une recherche du mouvement et des postures tout en conservant une approche qui allie peinture et pinceau, enduit et aérosol.

    Son travail de composition intègre des éléments graphiques et géométriques qui donnent relief et densité à la représentation animée de figures contemporaines. Sa peinture trouve alors une identité forte dans le paysage actuel de l’art urbain.

    Tempo, le graffeur de la transparenceTempO Nok, aussi appelé le « Bubble Artist », présente aujourd’hui une série d’œuvres traitant, de foi et de spiritualité, à travers une gamme chromatique éclatante. La bulle et la transparence sont devenues, au fil du temps, sa signature graphique, légère et délicate, par le biais de laquelle jaillissent poésie et émotions.

    Ce graffeur français originaire de la région parisienne se consacre à un travail autour de la transparence depuis 2006. Ses recherches, à la fois techniques et inspirées par un univers onirique, s’éloignent des codes du graffiti. En effet, ses références, toujours en lien avec le travail de la transparence, vont du peintre de nature morte, Sébastien Stoskopf, à l’artiste contemporain Dokoupil, en passant par les designers Gordijn et Nauta, ou encore l’artiste Emmanuelle Étienne, issue de la Verrerie. Sa précédente exposition personnelle, Memento Mori (organisé par l’agence H.Art) présentait vanités, abstractions et peintures figuratives autour d’un éloge à la vie.

    Prêt pour le décollage : le duo Seize Happywallmaker & Nicobaro est de retour !Aux côtés du collectif Nok, l’artiste graffeur Seize Happywallmaker, figure emblématique du mouvement de l’art urbain, propose une œuvre irradiante et les derniers réseaux de Seize Happywallmaker.

    Au fil des années, il a développé un véritable langage universel en utilisant l’énergie positive des couleurs. Depuis, son travail repose sur deux vecteurs, à savoir les réseaux et les connexions. Il a découvert que les symboles constituent une sorte de langage. Le langage symbolique appartient selon lui à la nature et à l’univers. La forme géométrique mélangée avec la simplicité et la rigueur des structures peut atteindre une grande pureté. Cette même forme géométrique associée à des combinaisons à l’infini est capable d’exprimer les cycles de vie et ses mouvements. Avec l’artiste Nicobaro, tous deux développent ensemble, depuis le projet du Lab14, des œuvres à la fois interactives et vivantes.

    Entropie favorise donc la rencontre de talents de l’art urbain aux univers opposés. Les lignes, la matière et les figures s’animeront pour un évènement haut en couleurs.

    Élise de Brye

    En ce moment

    Articles liés

    Deux concerts uniques par deux prodiges de la chanson !
    Agenda
    242 vues

    Deux concerts uniques par deux prodiges de la chanson !

    Les artistes Cindy Pooch et Clément Visage aux Trois Baudets le 22 avril ! Cindy Pooch, dernière signée sur le label InFiné, propose une chanson expérimentale. Dans une esthétique expressionniste et minimaliste, nourrie de chants polyphoniques, l’artiste franco-camerounaise propose...

    “Pour le meilleur” : une sublime histoire d’amour tirée de faits réels !
    Agenda
    268 vues

    “Pour le meilleur” : une sublime histoire d’amour tirée de faits réels !

    Véritable signature de la réalisatrice, le récit de destin inspiré de faits réels se penche ici sur la rencontre de deux forces de la nature.  Ce film raconte l’incroyable histoire d’amour entre Philippe Croizon, un homme privé de ses...

    “Résonances” un concert pluridisciplinaire en hommage à George Sand et Frédéric Chopin à la Salle Cortot
    Agenda
    342 vues

    “Résonances” un concert pluridisciplinaire en hommage à George Sand et Frédéric Chopin à la Salle Cortot

    Avec le soutien de la Fondation Signature, mécène fondateur, l’École Normale de Musique de Paris lance Résonances, une nouvelle série de concerts pluridisciplinaires qui invite de jeunes artistes à créer des formes inédites mêlant musique, théâtre et littérature. La première édition rend...