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5 films coréens à voir

Camille Bonniou 22 avril 2020
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© DR

Depuis le triomphe de Parasite, signé Bong Joon-ho, le cinéma coréen a le vent en poupe. L’occasion pour nous de vous concocter une sélection de films coréens de ces cinq dernières années, qui ne vous laisseront pas indifférents. À vos plaids, prêts, partez !

 1 – Dernier train pour Busan, de Yeon Sang-ho – 2016

On pourrait se dire “encore un film de zombies” et pourtant s’il n’y en avait qu’un à regarder ce serait Dernier train pour Busan. Présenté hors compétition à Cannes en 2016, il est devenu un incontournable du genre, s’éloignant des clichés habituels des films de zombies.

Alors qu’un père et sa fille prennent le train au départ de Séoul, l’état d’urgence est déclaré à cause d’un mystérieux virus qui se propage dans toute la Corée du Sud. Les passagers vont tenter de rejoindre la ville de Busan qui serait toujours préservée. S’installe un huis clos où nous suivons un groupe de passagers tentant de survivre dans ce train, qui se fait envahir petit à petit par des zombies.
À noter que la sortie de Peninsula, la suite tant attendue de Dernier train pour Busan, est annoncée pour le 12 août 2020.
> Disponible sur Netflix

2 – A Taxi Driver, de Jang Hoon – 2017

Cette histoire tirée de faits réels est probablement le film qui a marqué le public coréen en 2017, avec plus de 12 millions de spectateurs. Il met en lumière une partie de l’histoire de la Corée du Sud, très peu connue en France. Au casting, on retrouve l’incroyable Song Kang-ho dont la filmographie en dit long (Parasite, Memories of Murder, Snowpiercer, The Host).

Le film nous plonge dans la Corée du Sud des années 80, dans la vie plutôt ordinaire d’un chauffeur de taxi séoulite, Man-seob, qui tente de subvenir aux besoins de sa fille. Sa vie va prendre une tournure inattendue lorsqu’il accepte de faire une course pour un étranger contre une grosse somme d’argent. Il se retrouve alors au coeur du soulèvement de Gwangju contre le régime répressif de l’époque. 

3 – Swing Kids, de Kang Hyeong-cheol – 2018

Déjà récompensé pour la réalisation de Speedy Scandal (2008) et Sunny (2011), Kang Hyeong-cheol réalise en 2018 son 4ème long-métrage. Basé sur le spectacle Rho Ki-soo, Swings Kids est une comédie musicale s’implantant dans un contexte de guerre. Do Kyung-soo dévoile ici tout son charisme en livrant de très belles performances de danse.

En pleine guerre de Corée, Roh Ki-soo, un jeune soldat nord-coréen, se retrouve enfermé dans un camp de prisonniers sur l’île sud-coréenne de Geoje. Le sergent Jackson se voit donner l’ordre d’organiser un spectacle de Noël. Ancien danseur à Broadway, ce dernier organise des auditions et tente de créer un groupe de danseurs de claquettes. C’est dans ce cadre que Roh Ki-soo va découvrir la danse et se passionner pour les claquettes. 

4 – Exit, de Lee Sang-geun – 2019

S’il y a bien une chose que les coréens maîtrisent à la perfection c’est le mélange des genres. Exit, c’est le mélange improbable entre film catastrophe et comédie. Une réussite totale pour Lee Sang-geun qui signe ici son premier long-métrage et nous livre la meilleure comédie coréenne de 2019.

À 30 ans, Yong-nam est sans emploi, célibataire et vit toujours chez ses parents avec pour seul talent ses capacités d’escalade. Alors qu’il célèbre les 70 ans de sa mère dans une salle de réception de Séoul, un incident se produit et du gaz toxique se diffuse dans la ville. C’est avec l’aide de Eui-ju, une ancienne camarade universitaire, que Yong-nam va devoir user de ses capacités à escalader pour sauver sa famille. 

5 – La Traque, de Yoon Sung-hyun – 2020

Le cinéma coréen est connu pour ses thrillers, qui font parti des meilleurs, et quand le casting est au rendez-vous c’est un combo parfait. Pour ce tout nouveau thriller policier on retrouve, entre autre, Choi Woo-shik, déjà familier des récompenses avec Dernier Train pour Busan (2016), Okja (2017) et plus récemment Parasite (2019).

La Traque nous plonge dans un monde dystopique, au coeur d’une Corée du Sud changée par la crise financière. À sa sortie de prison, Jun-seok redécouvre son pays anéanti où les rêves et l’espoir n’ont plus leur place. Il va alors tenter de survivre en commettant des crimes avec ses amis, dans l’espoir d’une vie nouvelle qui semble lointaine.
> Disponible en exclusivité sur Netflix dès le jeudi 23 avril 

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