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    Allez-y de notre part : Théo & Hugo dans le même bateau

    7 avril 2016
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    Théo Hugo

    Théo & Hugo dans le même bateau

    D’Olivier Ducastel & Jacques Martineau

    Avec Geoffrey Couët, François Nambot, Mario Fanfani

    Durée : 1h37

    Sortie le 27 avril 2016

    Sortie le 27 avril 2016

    Comme chaque semaine, la rédaction d’Artistik Rezo sélectionne pour vous LE film à ne pas rater. Cette semaine : Théo & Hugo dans le même bateau, d’Olivier Ducastel & Jacques Martineau.

    Le pitch. Dans un sex-club, les corps de Théo et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mêlent en une étreinte passionnée. Passé l’emportement du désir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes, dégrisés, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent à leur amour naissant.

    Allez-y de notre part. S’il ne fallait citer qu’un cinéaste gay français, il faudrait en fait en nommer deux : depuis Jeanne et le garçon formidable, l’inséparable duo composé d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau multiplie les beaux films romantiques, militants ou les deux à la fois. Décrit comme leur plus beau film, Théo & Hugo dans le même bateau se situe loin de leurs films les plus remarqués, déjà parce que son casting est à des lieues de ceux qu’ils avaient pu réunir par le passé (Virginie Ledoyen, Laetitia Casta, Mathieu Demy, Sami Bouajila ou encore Guy Marchand ont participé à leurs aventures). Ces comédiens méconnus voire inconnus, Ducastel et Martineau les magnifient par la grâce d’une histoire simple mais pas ordinaire, qui confirme qu’on peut filmer un couple gay sans avoir l’air de le considérer comme une attraction de foire.

     

    Le programme de Théo & Hugo dans le même bateau est d’un dénuement qui touche au sublime : rencontre, désir, sentiments, déambulations nocturnes… L’essentiel, c’est surtout de s’être trouvés, touchés, télescopés. La grâce d’un moment suspendu, possiblement éphémère à moins que la vie ne décide d’unir pour toujours les deux amants, est parfaitement rendue par des cinéastes semblant trouver ici une seconde jeunesse, près de vingt ans après un premier long-métrage marquant qui a donné suite à une kyrielle de beaux films engagés et passionnés qui donnent envie d’aimer et d’être aimé(e).

    Lucile Bellan

    [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=l6nkAW5JfxU[/embedyt]

    [Image 2015 © Epicentre Films]

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