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Cannes 2019, épisode 0 : 72 trombones avant la grande parade

Ce mercredi 14 mai, Charlotte Gainsbourg et Javier Bardem déclaraient ouverte la 72ème édition du festival de Cannes. Thierry Frémaux annonçait le mois précédent que la sélection allait être « romantique et politique », on l’attend au tournant. Mais en coulisse, c’est bien une petite révolution qui a bousculé cette institution cinématographique mondiale. En effet, il semble que la direction du festival a entendu les critiques répétées année après année par les féministes. Le festival s’enorgueillit maintenant d’une presque parité au sein de ses rangs et 13 noms de réalisatrices figurent dans la sélection officielle, c’est à dire en Compétition mais également en Un Certain Regard, Hors Compétitions et Séances Spéciales. On note tout de même que seulement 4 réalisatrices concourront pour la prestigieuse palme d’or en compétition : Mati Diop, Céline Sciamma, Justine Trier et Jessica Hausner.

Et dehors, il pleut. Thierry Frémaux et la ville de Cannes ne semblent pas avoir trouvé le moyen de contrôler la météo. Pour le plus grand déplaisir des festivaliers et festivalières, des badauds, des tapis rouges (imbibés) et des bâtiments même du palais des festivals qui semblent avoir déjà souffert de fuites. Les files d’attente se concentrent déjà pour voir des films. Elles s’allongeront bientôt devant les pharmacie pour soigner les nez qui coulent et les maux de tête.

En réalité, je nourris beaucoup d’espoirs dans cette soixante-douzième édition. De l’avis général, la compétition offre une sélection aussi riche qu’éclectique, plus alléchante encore que les années précédentes. Je crois aussi à un vent de révolte, à de nouveaux regards qui émergent après les différents bouleversements que le monde du cinéma a connu après l’affaire Weinstein. Cette année s’annonce furieuse, enragée, bouillonnante de force de vie et de survie. Je veux me sentir vivante. Je crois bien que le festival accompagnera encore à merveille cette urgence.

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