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Cinéma à domicile : 3 films à voir en juin 2018

Lucile Bellan 31 mai 2018
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La vie des films n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Carrière en salles trop fugace ou sortie en direct to VOD : chaque mois, Artistik Rezo vous propose de rattraper à la maison 3 films disponibles sur vos écrans et que vous n’avez sans doute pas encore vus.

1) Fahrenheit 451, de Ramin Bahrani

Un demi-siècle après le film de François Truffaut, une nouvelle adaptation du roman de Ray Bradbury (écrit en 1953) vient d’être diffusée par HBO et présentée au Festival de Cannes en séance de minuit. En France, le film est d’ores et déjà disponible sur OCS GO. Michael B. Jordan (Creed, Black panther) y donne la réplique à Michael Shannon, qui fut déjà dirigé par Ramin Bahrani dans 99 homes, son film précédent. Les deux hommes y incarnent deux des fameux pompiers pyromanes chargés d’incendier tout ce qui ressemble de près ou de loin à un livre, dans une adaptation futuriste qui s’intéresse également à notre rapport aux écrans, aux réseaux sociaux et au langage. Le minimalisme du film de Truffaut était franchement appréciable, mais ce grand spectacle pas dépourvu de fond n’est pas déshonorant pour autant.

 

2) Revenge, de Coralie Fargeat

Rares sont les films de genre francophones qui sont parvenus à nous remuer les tripes comme celui-là. Avec une poignée de décors et quatre personnages, Coralie Fargeat réussit le pari d’un survival féministe plus que badass. Gore comme pas deux, le film suit la vengeance de Jen, très jolie jeune femme dont la virée dans le désert avec trois chefs d’entreprise (dont l’un est son amant) va très mal tourner à cause du comportement dégueulasse des trois hommes. Laissée pour morte, elle va tout donner pour les retrouver et leur faire la peau un à un. Il y aura des tripes, des boyaux, de l’auto-chirurgie et un peu de perversité. Jubilatoire, Revenge va parfois si loin qu’il est difficile de ne pas détourner le regard… y compris pour les fans les plus rompus à ce genre de spectacle.

 

3) Jusqu’à la garde, de Xavier Legrand

C’est encore loin, les César 2019 ? Nul doute que le film de Xavier Legrand y figurera en bonne place, lui qui a déjà remporté le Lion d’argent du meilleur réalisateur à Venise. Suite du court métrage Avant que de tout perdre, le film interprété par Léa Drucker et Denis Menochet raconte ce qui se passe quand, dans une famille, le père est aussi violent que menteur, tentant de masquer son tempérament d’agresseur en rejetant la faute sur sa future ex-épouse et en essayant de faire exploser ce qu’il reste de la cellule familiale. Haletant, oppressant, Jusqu’à la garde fait mal. Très mal. Sa mise en scène maîtrisée et son impressionnante direction d’acteurs et d’actrices achèvent d’en faire un film bien plus puissant que son statut initial de chair à fait divers.

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