Luchrones – Galerie Lélia Mordoch
©DR
Au commencement était le temps… Les luchrones naissent en 1978 de la lumière lux, du temps chronos et de l’esprit d’Alain Le Boucher.
Le luchrone est fait de laiton, d’électronique et de lampes. Chaque lampe est reliée à un microprocesseur, ce qui lui donne son autonomie. Alain les programme pour être toujours semblables et différents dans leur combinatoire de rythmes et de formes. Il crée une esthétique de l’électronique en dévoilant des éléments qui sont habituellement soigneusement cachés. Ce sont des sculptures qui dévoilent avec élégance leurs mystères, des symphonies lumineuses déployées sur une dentelle de microéléments soudés les uns aux autres où danse la lumière.
C’est à Art Paris en 2010 que j’ai commencé à travailler avec lui, depuis j’ai toujours à mes côtés une de ses sculptures de compagnie. Les luchrones sont vivants, et pour longtemps… dans de bonnes conditions, ils pourraient vivre éternellement… enfin tant qu’ils ont de l’électricité et qu’on ne les piétine pas.
Alain Le Boucher cumule le savoir-faire de l’artisan et l’ingéniosité du scientifique à l’inspiration de l’artiste. Il compose des logiciels comme d’autre écrivent de la musique. C’est un homme de génie qui me ferait penser à quelque fantasque né d’une chanson de Boris Vian, s’il ne semblait pas tout droit sorti d’un épisode d’À la recherche du temps perdu. Et pas seulement à cause du noeud papillon.
Il y en a qui envoient des bouteilles à la mer, lui se propose d’envoyer des messages dans le cosmos.
Que la lumière soit… mais pour que la lumière soit, elle a besoin du temps !
Le miracle d’Alain Le Boucher, c’est de rendre visible l’invisible.
Lélia Mordoch
[Source : communiqué de presse]
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