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Cinéma à domicile : 3 films à voir en mars 2019

La vie des films n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Carrière en salles trop fugace ou sortie en direct to VOD : chaque mois, Artistik Rezo vous propose de rattraper à la maison 3 films disponibles sur vos écrans et que vous n’avez sans doute pas encore vus.

1) Les Chatouilles, de Andréa Bescond et Eric Métayer
Doublement couronné aux César (meilleure adaptation et meilleur second rôle pour Karin Viard, le film d’Andréa Bescond et Eric Métayer poursuit son joli parcours. Derrière son titre mignonnet, l’horreur : celle vécue par Odette, huit ans, victime d’un ami de la famille qui s’est révélé être un prédateur sexuel. Se déroulant sur deux époques (l’enfance et l’âge adulte), Les Chatouilles explique comment une jeune fille peut être détruite par la monstruosité, et comment elle va tenter de se raccrocher à l’existence, notamment grâce à la danse. Un film bouleversant qui ne peut pas laisser indifférent.

 

2) Les bonnes intentions, de Gilles Legrand
Dans cette comédie sociale, Agnès Jaoui incarne une quinquagénaire très engagée dans le domaine de l’humanitaire, mais qui tente de se démarquer lorsqu’elle commence à se sentir concurrencée par d’autres. Qu’importe qu’il s’agisse de bénévolat et de bonnes oeuvres, il y a toujours une part d’orgueil et de désir de reconnaissance. Et c’est à travers un parcours semé d’embûches pour tenter d’initer ses protégés au code de la route que l’héroïne finira par se remettre sérieusement en question. Un film joyeux mais pas anodin, que l’actrice irradie de sa si jolie maturité.

 

3) Blindspotting, de Carlos Lopez Estrada
À Oakland, dans la baie de San Francisco, un homme noir nommé Collin attend patiemment la fin de sa liberté conditionnelle. Trois jour avant la date fatidique, il est témoin d’une bavure policière qui va le plonger dans le tourment et raviver chez lui une rage qu’il était pourtant parvenu à contenir. Le résultat ressemble à du Spike Lee, avec quelques gimmicks un peu fun qui s’empêchent pas l’ensemble d’être grave et profond, notamment dans son traitement des violences policières et du racisme ambiant. Une belle surprise, célébrée au festival du film américain de Deauville mais insuffisamment vue en salles.

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