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De “Cassandro the Exotico” à “Maya” : 4 films à voir en décembre 2018

Lucile Bellan 1 décembre 2018
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Chaque mois, la rédaction d’Artistik Rezo choisit pour vous les 4 films qu’il faut absolument aller découvrir en salles. Une sélection éclectique, composée d’œuvres faisant l’événement et de perles plus méconnues.

 

1) Cassandro the Exotico !, de Marie Losier (5 décembre)
C’est sans doute le documentaire le plus surprenant de l’année : le portrait d’un champion queere de lucha libre/em>, le catch à la mexicaine. Cassandro est un Exotico, de ces rois du rings exubérants qui évoluent quelque part entre le sport de haut niveau et le show business. D’abord pittoresque, le récit de l’existence de Cassandro devient ensuite plus grave, plus inattendu, tant par la description de ses 1001 blessures que par l’évocation de ses addictions et de sa fin de carrière imminente. Un film de grand classe, aussi bien filmé qu’intelligemment découpé.

 

2) Leto, de Kirill Serebrennikov (5 décembre)
Après un Disciple hyper convaincant par sa façon d’opposer cartésianisme et intégrisme religieux, Kirill Serebrennikov a eu droits avec Leto aux honneurs de la sélection officielle (alors que Le Disciple avait été présenté dans la section Un Certain Regard). Interdit de quitter le territoire russe, le réalisateur n’a hélas pas pu présenter lui-même son nouveau film, rock’n roll en diable, qui pourrait réussir l’exploit de réunir le public des multiplexes et celui des salles d’art et essai.

 

3) Utoya, 22 juillet, d’Erik Poppe (12 décembre)
En si peu de temps, deux films ont été présentés sur le même sujet : celui du massacre de 77 personnes par Anders Breivik, terroriste d’ultra-droite, un 22 juillet 2011. Netflix a ouvert le bal avec Un 22 juillet, réalisé par Paul Greengrass, avec le fabuleux Anders Danielsen Lie en Breivik. Un long film commençant par une description précise des faits et se poursuivant par les suites judiciaires de l’affaire. Le réalisateur Erik Poppe a fait des choix bien différents de ceux, très frontaux, de Greengrass, en suivant en plan-séquence et en temps réel une jeune fille tentant de survivre sur l’île où sévit le tueur. Voir et comparer les deux films est une nécessité.

 

 

4) Maya, de Mia Hansen-Løve (19 décembre)
Après avoir employé Isabelle Huppert dans L’Avenir, Mia Hansen-Løve revient à un casting moins tapageur, puisqu’elle confie les rôles principaux de son film à la débutante Aarshi Banerjee et à un Roman Kolinka juste connu pour ses prestations dans les films de la réalisatrice (Eden et L’Avenir). L’histoire d’un photographe français qui peine à s’acclimater à la France après quatre mois de captivité en Syrie, et qui finit par partir changer d’air à Goa, où il fait la connaissance d’une Indienne nommée Maya. Encore un somptueux essai pour la cinéaste, qui continue d’imposer son trait et son rythme si particuliers.

 

Lucile Bellan

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