La Belle Époque : la famille Bedos cartonne au cinéma
Après M. & Mme Adelman, Nicolas Bedos revient derrière la caméra avec cette Belle Époque passée par le dernier festival de Cannes. Une nouvelle pierre à l’édifice familial en termes de réussites cinématographiques.
Nommé au César du meilleur premier film, M. & Mme Adelman a aussi valu à Doria Tillier une nomination au César de la meilleure actrice. Le signe d’un début de reconnaissance cinématographique pour un Nicolas Bedos déjà adoubé depuis des lustres en tant qu’auteur de théâtre. Le film, peinture d’une relation conjugale longue de 45 ans, est plein de moments sublimes, d’idées brillantes et d’émotions contrastées. Une vraie réussite.
Bedos fils revient avec un film au moins aussi ambitieux, au dispositif complexe et au casting chargé (Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier, Guillaume Canet)… Quasiment comme dans The Game de David Fincher, la surprise en moins, l’entrepreneur joué par Canet propose à sa clientèle de revivre l’époque de son choix afin de replonger dans ses souvenirs. Une mise en abyme ambitieuse.
Ce que l’on sait beaucoup moins, c’est que la sœur de Nicolas Bedos fait elle aussi partie de la fameuse grande famille du cinéma français. Et pour cause : après avoir écrit quelques épisodes de séries passées relativement inaperçues, elle a signé le scénario de La Famille Bélier, réalisé par Éric Lartigau en 2014, avec notamment Karin Viard, François Damiens et Louane Emera. L’histoire de cette famille dont une grande partie des membres est sourde lui a notamment valu une nomination au César du meilleur scénario original, et a réuni près de 7,5 millions de spectateurs et spectatrices dans les salles. Un très joli score. Ses scénarios suivants, de Pension complète à Christ(Off), n’ont pas connu le même succès, mais rares sont les artistes qui rencontrent le succès à tous les coups.
Tous deux marchent dans les traces de leur père, Guy Bedos, qui compte à son actif près d’une quarantaine de films. Parmi ses plus grosses réussites, le diptyque Un éléphant ça trompe énormément / Nous irons tous au paradis, réalisé par Yves Robert, qui a attiré 5 millions de personnes dans les salles (score cumulé pour les deux films). Des films comme Réveillon chez Bob ou Le bal des casse-pieds ont également marqué leur époque, même s’ils n’ont pas forcément bien vieilli depuis. Mais la famille Bedos, forte en gueule, forte en idées et forte en talent, a de toute façon beaucoup de ressources, puisque la nouvelle génération est en train de succéder de façon plus qu’honorable au légendaire patriarche.
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