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    « La Surface de réparation » : notre sélection de 11 films de foot

    Lucile Bellan 7 janvier 2018
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    Dans La Surface de réparation, Franck Gastambide gravite autour des joueurs d’un club de football de province. Un film sur le ballon rond qui fait suite à une série de longs-métrages ayant fleuri sur le sujet depuis plusieurs dizaines d’années. La rédaction d’Artistik Rezo a joué les sélectionneuses pour en retenir 11.

    Numéro 1 : L’angoisse du gardien de but au moment du penalty (1972)
    Les films de foot les plus réussis se déroulent parfois loin du terrain, comme c’est le cas d’une partie de ce film réalisé par Wim Wenders, dans lequel un gardien de but pète les plombs à la fin d’un match et finit par errer dans Vienne, où il commettra l’irréparable.

    Numéro 2 : Carton jaune (1997)
    L’adaptation du roman culte de Nick Hornby (Fever pitch en VO), avec Colin Firth dans le rôle d’un supporter acharné du club d’Arsenal, vaut le coup par sa façon d’allier comédie romantique et radiographie d’un sacerdoce. Un film charmant et émouvant.

    Numéro 3 : Substitute (2007)
    Le chanteur Fred Poulet a suivi son ami Vikash Dhorasoo, sélectionné en équipe de France à l’occasion de la Coupe du monde 2006, au cours de laquelle il n’est jamais entré en jeu. Un documentaire stimulant sur l’isolement et la frustration d’un joueur fort en gueule.

    Numéro 4 : Didier (1997)
    On ne présente plus le premier film présenté par Alain Chabat, qui se met en scène dans le rôle d’un chien soudain transformé en homme. Sa rencontre avec un cadre du PSG incarné par Jean-Pierre Bacri et une succession de rebondissements auront pour conséquence sa titularisation en équipe première sous le nom de Didjé Hazanavicius. Délirant et jubilatoire.

    Numéro 5 : Coup de tête (1979)
    Sans doute l’un des films les plus cités en la matière, le scénario de Francis Veber et le jeu de Patrick Dewaere ayant tout particulièrement permis au film de Jean-Jacques Annaud de tirer son épingle du jeu. Là encore il est question du foot et de ses à-côtés, y compris les plus sombres.

    Numéro 6 : Les petits princes (2013)
    Le jeune Paul Bartel fait des merveilles dans le rôle de JB, petit prodige qui aspire à intégrer un centre de formation pour footballeurs prestigieux, mais se découvre une malformation cardiaque qu’il décide de dissimuler quitte à prendre des risques pour sa vie.

    Numéro 7 : À mort l’arbitre (1984)
    Célèbre pour son opposition entre Michel Serrault et Eddy Mitchell, le film de Jean-Pierre Mocky n’est pas d’une finesse absolue, mais il restitue avec un certain réalisme le climat de hargne et de haine qui enveloppe certains soi-disant supporters et certains professionnels indignes de leur sport.

    Numéro 8 : Les Rayures du zèbre (2013)
    Réalisé par Benoît Mariage (Les convoyeurs attendent, cow-boy), le film met en scène Benoît Poelvoorde dans le rôle d’un recruteur de jeunes pousses qui se spécialise dans le débauchage de joueurs africains. Pas tendre avec son héros, ni avec le milieu, cette comédie de plus en plus dramatique fait mal.

    Numéro 9 : Looking for Eric (2009)
    L’un des films les plus légers de Ken Loach, ce qui ne l’empêche pas de donner dans le social. Son héros, un postier suicidaire, est fan de Manchester United. Ce qui le sauve ? Des apparitions régulières d’Eric Cantona, sorte de spectre bienveillant qui vient régulièrement à sa rescousse. Attachant.

    Numéro 10 : Goal of the dead (2014)
    Ce diptyque français, dont un volet a été réalisé par Benjamin Rocher et l’autre par Thierry Poiraud, mêle le film de football au cinéma de genre, avec une invasion zombie imprévue qui vient semer la zizanie au sein d’un match de coupe de France entre un club modeste et un grand club parisien…

    Numéro 11 : Joue-la comme Beckham (2002)
    L’une des rares oeuvres sur le football qui laisse de l’espace aux joueuses féminines. Interprété par Keira Knightley et Parminder Nagra, ce fut l’un des plus gros succès de l’année en Angleterre et dans bien d’autres pays, de par l’esprit de combat et les valeurs positives qu’il véhicule.

    Lucile Bellan

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