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Les 5 films de Nuri Bilge Ceylan qu’il faut avoir vu

Baran CENGIZ 24 juin 2020
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D.R.

Retrouvez ici notre sélection de 5 films du réalisateur turc, connu pour ses scènes photographiques et ses histoires qui racontent la vie en province. À travers ses films, Ceylan décrypte l’énigme appelé être humain. Il adapte ses compétences photographiques au cinéma, quitte à être critiqué pour la lenteur de certaines scènes de ses films ; ceux-ci restent néanmoins des chefs-d’œuvre visuels.

1) Uzak (Distant) – 2002

C’est le premier film de Ceylan qui a été mis en avant sur la scène internationale. Celui-ci illustre le conflit entre la ville et la campagne à travers les personnages de Mahmut et Yusuf, avec de nombreuses scènes dont il faut souligner l’esthétique.
Uzak a remporté les prix du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario au Festival international du film d’Antalya.

2) Mayis Sikintisi (Nuages de mai) – 1999

Muzaffer retourne au village où il a passé son enfance. Il souhaite y tourner un film et commence à chercher des acteurs parmi les villageois, qui continuent leurs vies ordinaires. Il sélectionne finalement sa mère et son père ; ce dernier accepte de jouer dans le film tout en essayant d’empêcher l’État de s’emparer de son terrain.
Ce film est dédié à Anton Tchekhov.

3) Bir Zamanlar Anadolu’da (Il était une fois en Anatolie) – 2011

Avec ce film, Ceylan laisse de côté ses préoccupations urbaines et retourne dans le monde troublé des provinces, mais cette fois-ci avec la tension d’une histoire de meurtre. L’histoire met en scène un docteur et d’un procureur pour un suspense de 12 heures, qui vient troubler la vie monotone du village.
En compétition pour la Palme d’or à Cannes, le film a remporté le
Grand Prix du Jury.

4) Kis Uykusu (Sommeil d’Hiver) – 2014

Aydın, acteur de théâtre à la retraite, revient en Cappadoce pour exploiter l’hôtel qu’il a hérité de son père. Il passe son temps dans ses journaux intimes à l’hôtel, réfléchissant à écrire son livre sur l’histoire du théâtre dont il a toujours rêvé, sans jamais le commencer. La dureté de l’hiver et la pression qu’il se met le poussent à se dépasser. Deux femmes vont rythmer cette période : sa femme Nihal, dont il s’est sentimentalement éloigné, et sa sœur Necla, qui a déménagé chez eux après son divorce.

5) Ahlat Agaci (Le Poirier sauvage) – 2018

Sinan, qui vient de terminer ses études universitaires, est un auteur prometteur. Lorsqu’il revient dans son village natale, Çan, il essaie de trouver des fonds auprès de la population locale pour publier son livre mais rencontre rapidement des difficultés. Il devra également faire face aux dettes de son père, accumulées par son addiction aux jeux.

Notre coup de cœur : İklimler (Les Climats) – 2006

À la manière des régions, les âmes ont aussi leurs propres climats, à la différence que ces derniers n’attendent pas les saisons pour changer… Isa et Bahar ne parviennent pas à être heureux et à accorder les climats de leurs âmes turbulentes. Le réalisateur pose un regard esthétique sur ce bonheur qui ne leur appartient plus.

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