0 Shares 9289 Views

Marlon Brando, une légende du cinéma américain

Jacques-Emmanuel Mercier 27 septembre 2021
9289 Vues

S’il existe un acteur américain par excellence, c’est Marlon Brando : il fut l’acteur des révolutions cinématographiques, des combats politiques, des rôles cultes et des scandales.

Né au Nebraska, Brando grandit avec un père absent et une mère alcoolique, actrice ratée à Hollywood ; il quitte son Midwest natal pour New York, où il prend des cours de théâtre. Rapidement repéré, il convainc également le public de la ville, et encontre alors Elia Kazan. Le réalisateur le prend pour le rôle principal du film Un tramway nommé désir. C’est un triomphe tel qu’il lui ouvre les portes d’Hollywood : c’est le début d’une légende, scrutée pendant plusieurs décennies.

Sex-symbol absolu du cinéma américain, pur produit de l’Actors Studio, il tournera avec les plus grands de son époque comme Mankiewicz, Chaplin ou Sydney Lumet. Du western à la comédie musicale, tous les styles y passent. Brando accepte tous les rôles, notamment par souci financier. Se retrouvant au début des années soixante-dix avec l’image d’un acteur dépassé, il accepte le rôle de Vito Corleone dans le film Le Parrain du génialissime Francis Ford Coppola. Il refuse de jouer dans la suite du film mais Brando et Coppola se retrouvent sur le tournage d’Apocalypse Now.

Des scandales vont aussi jalonner la vie de Brand : son fils Christian va par exemple être enlevé par sa mère, qui va l’emmener dans une communauté hippie au Mexique. Brando va engager un détective privé connu du tout Hollywood, Jay J. Armes, qui a deux crochets à la place des mains. Le détective récupère l’enfant, mais Christian sera plus tard impliqué dans l’un des procès les plus chers de l’histoire des États-Unis, suite au meurtre du compagnon de sa demie sœur après une consommation excessive de drogue et d’alcool.

Brando mourra obèse, alité et auréolé d’une gloire très lointaine. Fanatique de l’Actors Studio, son style, sans l’avoir inventé, est aujourd’hui repris dans toutes les productions américaines. Son importance culturelle dépasse les limites du cinéma puisqu’il va défendre les droits civiques des Noirs en 1973 et refuser un Oscar pour protester contre les conditions de vies des Premières Nations aux États-Unis.

Jacques-Emmanuel Mercier

En ce moment

Articles liés

“Carnets du Sous-sol” : L’adaptation captivante de l’œuvre de Dostoïevski à la Comédie Saint-Michel
Agenda
242 vues

“Carnets du Sous-sol” : L’adaptation captivante de l’œuvre de Dostoïevski à la Comédie Saint-Michel

Une adaptation des Carnets du Sous-sol, un seul-en-scène sans filtre, du pur Dostoïevski, démesuré et jouissif. C’est un homme d’une quarantaine d’années, pétri d’amour-propre et de ressentiment, vivant depuis trop longtemps seul dans son “sous-sol, qui sort exceptionnellement de...

Alix Logiaco vous fait découvrir son dernier album au Studio de l’Ermitage le 18 février !
Agenda
237 vues

Alix Logiaco vous fait découvrir son dernier album au Studio de l’Ermitage le 18 février !

Le Studio de l’Ermitage accueille Alix Logiaco, son trio et ses invités à l’occasion de la sortie de son dernier album “From Sand To Land”  À propos de l’album From Sand To Land Alix Logiaco Trio a sorti, le...

“Le Bal des voleurs”, une comédie familiale à ne pas manquer au Funambule
Agenda
883 vues

“Le Bal des voleurs”, une comédie familiale à ne pas manquer au Funambule

Trois voleurs maladroits se déguisent pour piéger une riche lady… Mais le destin va en décider autrement. Une comédie familiale et déjantée pleine de péripéties rocambolesques, de danses effrénées et de transformations de personnages ! Trois voleurs peu dégourdis,...