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    Claire-Marie Le Guay au Théâtre de L’Athénée

    4 avril 2011
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    ThierryCohen-CM-LeGuay453

    Le compositeur et la pianiste ont construit ensemble le programme du concert, encadrant l’œuvre de Thierry Escaich de deux œuvres du répertoire, la première partita en sib majeur de Jean-Sébastien Bach, et la Sonate en si mineur de Franz Liszt.
    Le choix s’est porté sur la première parce qu’elle est écrite dans un contrepoint très dense et resserré, la seconde au contraire parce qu’elle génère une énergie proche de l’improvisation.
    Or l’articulation de ces deux caractéristiques différentes, voire opposées, est la composante principale de l’écriture des études de Thierry Escaich. Le compositeur étant à l’instar de Bach et de Liszt, doublement réputé pour ses compositions et improvisations brillantes.

    Cette suite de danses de Bach est connue pour être le prétexte d’une construction contrapuntique très achevée. Lisztienne reconnue, Claire-Marie Le Guay aborde cette œuvre de Bach en concert pour la première fois. Après un prélude aérien, nous apprécions la lisibilité des lignes que nous offre la pianiste, tout au long de chaque mouvement, ainsi que le choix d’un tempo extrêmement lent, presque en suspension, de la Sarabande.

    Des cinq études baroques pour piano, la quatrième et la cinquième sont en création mondiale. Elles tissent une relation étroite entre deux techniques d’écritures, l’une contrapuntique, parfois pointilliste, et l’autre homophonique au caractère improvisé. Elles sont traversées par un processus de variations utilisées à l’époque de Bach : la réminiscence d’un aria jamais vraiment exposé, à partir duquel les motifs prolifèrent.
    De ces cinq études, retenons l’extrême densité de la troisième, qui exige de la pianiste une grande démonstration de virtuosité, ainsi que la cinquième, une passacaille, à la progression dramatique intense.

    Enfin, la sonate en si mineur de Liszt emporte le public dans un tourbillon expressif et un romantisme démesuré. À noter pour tous les mélomanes que cette même oeuvre vient d’être enregistrée récemment par Claire Marie-Le Guay dans un disque consacré au compositeur hongrois.

    Marie Torrès

    La musique en héritage

    Claire-Marie Le Guay piano

    Jean Sébastien Bach, Première partita
    Thierry Escaich, 5 études baroques, création mondiale
    Frantz Liszt, Sonate en si mineur

    Concert tout public, le 28 mars à 20h
    Concert scolaire, le 28 mars 2011 à 14h30

    Théâtre de L’Athénée
    Square de l’Opéra Louis-Jouvet
    7, rue Boudreau – 75009 Paris
    M° Opéra ou Havre Caumartin, RER A – Auber

    www.athenee-theatre.com

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