0 Shares 4356 Views

Eddy de Pretto à l’Olympia : succès mérité

Agathe Pinet 12 novembre 2018
4356 Vues

Eddy de Pretto ©Yann Rabanier pour Télérama

Pour le plus grand bonheur de ses fans, Eddy de Pretto enchaîne les concerts. Ce mardi 6 novembre, il s’est produit à l’Olympia. Récit de ce moment de grâce.

Depuis un an, son nom est sur toutes les lèvres. Il séduit les foules grâce à ses textes éloquents et ses instrus entêtantes. Avec ses titres puissants, l’ancien jeune de banlieue incarne cette génération qui s’acharne à être elle-même et à remettre les codes en question.

Sincérité et originalité des thèmes

Vêtu de ses habituels bonnet noir et sweat-shirt à capuche, Eddy de Pretto a entamé le concert avec Musique basse, se mettant le public dans la poche dès la première syllabe.

Ensuite, l’artiste a enchaîné, dans un savant équilibre, instants de douceur et titres dansants, à l’instar de Normal. En racontant son histoire personnelle dans Kid, il évoque cette « virilité abusive » que la société impose inconsciemment aux hommes. Lorsqu’il entame Mamère, chanson qui fait frissonner, le silence s’impose dans la salle. Tout le monde reste pendu aux lèvres du jeune homme qui chante ses défaillances émotionnelles liées à la froideur de sa mère. Par l’intermédiaire de Beaulieue, il déclare son amour pour sa banlieue natale qui l’a vu se construire.

Entre chanson française et rap, le jeune homme s’est bel et bien construit une identité, parfaitement retranscrite dans son album CURE. Ainsi, ces chansons résolument modernes, questionnent des sujets personnels. Néanmoins, elles touchent beaucoup grâce à sa sincérité et son talent.

Une mise en scène léchée

Décor presque apocalyptique, éclairages soignés… Accompagné de son batteur Johnny, les deux jeunes hommes ont offert, pendant plus d’une heure, un show d’une qualité dépassant toutes les attentes. Un troisième acteur est présent : son Iphone, outil indispensable avec lequel il lance les chansons. Tour à tour immobile sous un faisceau lumineux, se défoulant sur scène ou encore accroupi en cohésion avec son public, Eddy de Pretto est remarquablement mis en scène.

Enfin, l’attitude nonchalante du kid séduit. Tout comme sa danse libérée, sublimée par les jeux de lumières précis et originaux. Vraiment, Eddy de Pretto sait nous embarquer et mettre des mots sur nos maux.

Agathe Pinet

Articles liés

L’exposition de Ben Thorp Brown au Jeu de Paume – Jusqu’au 22 septembre
Agenda
32 vues
Agenda
32 vues

L’exposition de Ben Thorp Brown au Jeu de Paume – Jusqu’au 22 septembre

Dans le cadre de la programmation Satellite 12 de Laura Herman, coproduite avec le CAPC, le Jeu de Paume présente l’exposition de l’artiste américain Ben Thorp Brown. Les vidéos, les sculptures ou encore les performances de Ben Thorp Brown...

Rolling Paper revient au BAL pour la troisième année
Agenda
39 vues
Agenda
39 vues

Rolling Paper revient au BAL pour la troisième année

ROLLING PAPER, festival expérimental dédié à l’édition photographique indépendante, revient au BAL du 30 août au 1er septembre 2019 pour la troisième année ! Un rendez-vous immanquable pour les passionnés de photo et d’édition. Lancé en 2017 par Emilie...

Festival de Villerville : laboratoire de la création théâtrale
Agenda
29 vues
Agenda
29 vues

Festival de Villerville : laboratoire de la création théâtrale

Depuis cinq ans Villerville, petit village de caractère de la Côte Fleurie, situé à quelques minutes de Deauville et de Honfleur, est l’écrin d’une manifestation exigeante dédiée à l’art du Théâtre. ​À la suite d’une résidence in situ, de jeunes artistes...