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    Botibol

    1 décembre 2011
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    (Avant de commencer l’interview, Vincent commence par nous mettre la set-list de la veille sur papier en expliquant l’utilisation du sampler et de la boîte à rythme lorsqu’il se produit seul sur scène).

    Une affiliation directe

    Comment en es-tu arrivé à faire de la musique ? Quel est ton parcours ?

    J’ai commencé par jouer du piano. C’était dans un climat tropical, en Nouvelle-Calédonie. J’ai commencé l’apprentissage de la musique, à composer au piano, tout seul. Ensuite, retour en France (sur la côte basque), je me suis arrêté de jouer au piano à l’adolescence, je me suis mis à la guitare et rapidement je jouais des reprises dans des groupes au lycée… J’écoutais autant MC Solaar que Nirvana ! Après, je suis allé à Bordeaux, Botibol est venu assez vite. Dans mon appartement, j’enregistrais des morceaux sur un vieux quatre pistes la nuit, j’ai été contacté par des salles pour faire des concerts, j’ai enregistré d’autres morceaux, gravés des « disques maison », ce qui m’a permis de rencontrer un peu de monde… Après, j’ai intégré la chorale des Crane Angels, et ensuite le label Hiphiphip m’a proposé d’enregistrer un disque qui a été enregistré par Pascal Mondaz (Cocoon) à Clermont-Ferrand (10 jours de studio).

    Tu joues avec une troupe (Crâne Angels)… N’est-ce pas difficile de se produire en solo à côté ?

    Avec les Crâne Angels, on fait ce qu’on ne ferait pas à côté, ce qui est un peu le cas de tout le monde, et bizarrement même si on injecte de la prolixité là-dedans, on finit par s’y retrouver parce que les choses se différencient d’elles-mêmes ! On peut s’exprimer de manière assez différente dans les deux projets… En gros, ça n’a rien à voir avec Botibol.

    Botibol, est t-il un personnage schizophrène ?

    Non, je ne pense pas ! Ce n’est qu’un nom de scène. Après oui, on t’appelle par le nom du projet mais il n’y a pas de rapport schizophrénique, j’ai ma petite vie à côté. Je n’en suis pas arrivé à ce point-là, pas de problème là-dessus !

    Les journalistes parlent de plus en plus de toi et de ton disque… Ressens-tu plus de pression qu’avant ?

    Il y a effectivement un peu plus d’attentes. Hier soir (au Nouveau Casino), il y avait plus de monde qu’il aurait pu y avoir il y a un an. Et puis d’une certaine manière, on est préparés à ça et c’est pour ça qu’on le fait ! Donc oui, un peu de pression, mais ce n’est pas dérangeant. Tout ça c’est un luxe ! Tout se passe très bien pour le moment, je suis très content ! Le fait de faire des concerts, de parler aux journalistes, d’enregistrer des disques…

    Quelles sont tes principales inspirations ?

    On sent une affiliation directe — j’imagine — avec une partie du rock indé américain. Finalement, il y a un background musical assez connu, toute proportion gardée. J’aime beaucoup les choses comme Sufjan Stevens ou Shane Van Halen…

    Tu chantes principalement en anglais… Est-ce plus facile, pour toi, de composer dans cette langue ?

    1A3R0254CC’est vrai qu’il y a une certaine complexité quand on s’attaque au français parce qu’on a un gros héritage et qu’il faut arriver à mixer toutes les influences. J’ai beaucoup écouté de musiques anglo-saxonnes donc le fait de chanter en anglais avec mon piano et ma guitare était un moyen d’expression qui allait bien avec ma musique, je ne me suis donc pas posé beaucoup de questions. Maintenant comme tu as dit, je chante principalement en anglais mais il y a aussi un peu de français comme dans We Were Foxes. Chanter en français n’est pas inenvisageable, encore faut-il trouver quelque chose d’intéressant…

    (On discute un peu de ses envies de jouer au Canada ou aux Etats-Unis, et de renchérir sur la difficulté de jouer en Angleterre avant de reprendre.)

    Que penses-tu de la scène française actuelle ?

    J’ai l’impression qu’en France, il se passe pas mal de trucs. La signature de François (and The Atlas Mountains) chez Domino par exemple… Il y a plein de scènes interactives comme la scène hard-core, la scène garage… Les genres qui passent inaperçus dans les médias spécialisés…

    Y a-t-il un disque en préparation, des projets ?

    Oui, un album sortira au printemps prochain… On continue aussi à écrire de nouveaux morceaux avec les Crane Angels, on en a joué trois hier d’ailleurs (au Nouveau Casino)… Et moi, je continue à tourner, à faire des concerts.

    Propos recueillis par Olivier Cougot

    Botibol – Born From A Shore
    www.myspace.com/botibol


    Photos par Marion Ruszniewski :
    www.marion-photographie.com

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