Lionel Bringuier – Orchestre de Paris
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Lionel Bringuier en concert Jörg Widmann, Con brio Martin Helmchen, piano Lionel Bringuier, direction Le jeudi 15 octobre 2015 Philharmonie de Paris |
Le jeudi 15 octobre 2015
Beau succès de Lionel Bringuier pour sa première expérience avec l’Orchestre de Paris. Lionel Bringuier n’a pas encore trente ans. Il est certainement le plus prometteur des jeunes chefs français d’aujourd’hui. Après avoir été l’assistant de Esa Pekka Salonen à Los Angeles, il a été nommé à la tête de l’orchestre de la Ton-Halle de Zurich. C’est un programme pour le moins hétéroclite, oscillant entre oeuvres célèbres, peu connue et contemporaine. Le célèbre Concerto pour piano de Schumann n’est pas une mince affaire à tenir de bout en bout. D’une écriture dense et complexe, il faut garder la ligne et savoir guider étape par étape l’auditeur. C’est donc une certaine déception que nous éprouvons ce soir. Lionel Bringuier dirige en retenue, comme s’il posait chaque élément l’un après l’autre. Quant au pianiste allemand Martin Helmchen, grand, maigre, à la veste longue et flottante comme ses longs cheveux, il ne s’extraie jamais d’une palette quasi-unique, entre un touché fugace dans la nuance piano, et des forte secs sans corps. Le tout produit étrangement une certaine lourdeur qui n’avance pas dans le premier mouvement. Phénomène rare avec le public de l’Orchestre de Paris, il applaudit avant le deuxième mouvement. Peut-être n’a-t-il pas entendu l’oeuvre comme nous, ou au contraire, a-t-il eu besoin de se dépenser ? C’est une toute autre deuxième moitié de concert. Le grand orchestre de Tchaïkovski dans son Ouverture-fantaisie de Roméo et Juliette a une sonorité d’une amplitude exceptionnelle. L’oeuvre est connue, mais elle est diablement efficace. Avec la très belle introduction des clarinettes et bassons, la pâte tchaïkovskienne est immédiatement reconnaissable. Le lent déploiement de la première partie aboutit à un tutti aux accents profonds. Les sonorités graves résonnent admirablement dans l’acoustique de la salle. Le célèbre thème de cor anglais suivi de sa réponse aux cordes est un enchantement. Le finale emporte le public par une puissance paroxystique. Les Danses de Galanta sont l’une des oeuvres les plus célèbres de Kodaly et peut-être la seule de ce compositeur que l’Orchestre de Paris joue régulièrement. Contemporain de Bartok, Kodaly s’est également fortement inspiré du folklore traditionnel des Balkans. L’oeuvre juxtapose ainsi de façon étonnante les modes majeurs et mineurs, ainsi que de nombreux changements de tempo et de carrures de phrases. La cohésion de l’Orchestre de Paris est magnifique. Marie Torrès |
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