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L’Octave : “C’est important de rester ouvert en se faisant plaisir”

Camille Venin 21 juin 2020
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L’Octave est un jeune collectif très éclectique qui commence à se faire une place dans le monde de la nuit sur Valence, en Espagne. Aujourd’hui, Lucas Fillatreau et Maxime Pature, membres de l’équipe, répondent à nos questions.

Qui fait partie de L’Octave ?

Maxime : On est huit membres dans le collectif. On est tous étudiants dans la même université à Valence (Espagne), on s’est rencontrés car on avait le même intérêt pour la musique et les événements sur Valence.

Lucas : Dans l’équipe il y a donc Maxime qui est de Grenoble, Sacha qui est de Bordeaux, Maxime Garcia qui vient de Perpignan, Lucas Palou qui est de Biarritz, Tim de Grenoble, Basile, Félix, et moi qui suis du Gers. Il y a quatre DJs pour l’instant : Lucas, Tim, Basile et moi. Maxime Pature s’occupe de tout ce qui est montage et visuels pour les soirées.

Maxime : On a pas vraiment de rôle attitré, on fonctionne en groupe pour faire les démarches concernant les lieux, le matériel si besoin, etc.

Comment est né le collectif ?  

Lucas : Il est né un peu par hasard, on avait des amis en commun de l’université et on s’est retrouvés dans une soirée où l’on partait voir Charlotte de Witte. On s’est rendu compte qu’on aimait tous la musique électronique et qu’on avait des goûts éclectiques. On a voulu tenter de monter quelque chose, notre première soirée s’est faite dans un petit bar où l’on avait invité des personnes de la fac. Ensuite, on s’est lancés dans des soirées un peu plus grandes.

© Salomé Bouchart

Dans quel univers vous situez-vous ?

Lucas : C’est très éclectique, on passe beaucoup de choses différentes. On finit généralement par un peu de techno mais on passe par la funk, la house, le hip-hop, etc. Il y a de tout pendant ces soirées. À la base on a commencé pour les élèves de la fac, pour vraiment mettre en place une ambiance festive donc même si l’univers musical tourne autour de la musique électronique, on passe par tous les styles. C’est important de rester ouvert en se faisant plaisir.

Maxime : C’est ça, on voulait faire quelque chose qui nous plaise et qui nous soit propre.

Une anecdote à propos de votre meilleure soirée ? 

Lucas : On a commencé à faire des soirées de plus en plus grosses avec des personnes de l’extérieur grâce à Valencia Techno Culture, un groupe qui répertorie tous les événements musicaux de Valence car c’est une ville dynamique en matière d’événementiel musical. Ils nous ont publiés sur les affiches avec des grands clubs underground de Valence, et on a reçu la visite de Marcos Blanch qui est un DJ résident de l’Oven Club, l’un des clubs référents de la ville. Il a été intéressé par ce que l’on faisait et continue de se montrer bienveillant avec nous. J’espère qu’un jour on pourra lui rendre la monnaie de sa pièce. On ne s’attendait vraiment pas à ça, notre projet est devenu beaucoup plus sérieux.

Maxime : C’était assez inattendu surtout qu’historiquement pour la techno, Valence est une ville importante avec la route du Bacalao. Dans les années 1990, il y avait une route qui partait de Valence sur laquelle il y avait des boîtes techno très réputées qui se suivaient. C’est avec cette route du Bacalao que l’influence techno s’est implantée à Valence. À l’époque il y avait sept ou huit clubs, aujourd’hui il en reste deux.

Lucas : Justement pour l’anecdote, le premier vinyle qu’on a acheté a été fait dans l’une de ces boîtes mythiques, il a vraiment le son caractéristique de ces années-là. Je l’ai appris plus tard mais c’est assez drôle à savoir.

© Inès Imbernom

Quel serait l’event de vos rêves ?

Lucas : Un événement qui nous ferait rêver serait un événement qu’on ferait naître par nous-même. Quelque chose à l’extérieur de la ville, à l’air libre, que l’on créerait de toute pièce. Nous avons des amis qui ne font pas partie du collectif mais qui nous aident quand même pour des idées d’affiches et de communication, et je pense que l’event de nos rêves se ferait avec eux du début à la fin. Du montage au démontage de l’événement.

Maxime : C’est ça, un peu comme pour nos premières soirées ; aller chercher le matériel, préparer le lieu, etc. Tout refaire de A à Z.

Lucas : On pourrait inviter des artistes, des jeunes qui nous suivent à Valence, pour regrouper tout cet univers local dans lequel on essaie d’émerger. J’aime beaucoup ce que fait le collectif La Mamie’s sur Paris avec La Ferme du Bonheur pour donner une idée, c’est grand public et il y a une grande diversité musicale. 

Et la suite pour L’Octave, ça donne quoi ?

Maxime : Avant l’épidémie, on a eu une proposition avec un promoteur important de Valence. Il nous avait invités à venir mixer avec eux à La Desmontable. Nous étions comme des fous.

Lucas : La Desmontable c’est une petite caravane qui a été aménagée pour mettre un sound system. Le promoteur nous a invités à mixer sur la place du Carmen pendant les Fallas, qui sont les fêtes de Valence. Ce sont de gros événements qui réunissent sur une semaine plus de deux millions de personnes. Mais cette année, avec le covid, ça ne sera pas possible. On a aussi discuté avec le patron de l’Oven, David Pinup, qui nous a proposé de venir jouer chez lui. Et nous allons le rencontrer cet été pour discuter de projets possibles, donc nous sommes assez excités à cette idée. Sinon le futur proche pour L’Octave, c’est de se réunir rapidement avec du monde et quelques décibels !

Plus d’informations sur le Soundcloud, la page Facebook et la page Instagram de L’Octave.

Propos recueillis par Camille Venin

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