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    16ème édition du Festival Ardanthé – Vanves

    4 mars 2014
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    16eme-edition-du-Festival-Ardanthe---Vanves::

    16ème édition du Festival Ardanthé

    Jusqu’au 5 avril 2014

    Plein tarif : 18€ // Tarif réduit : 13€

    Soirée (2 spectacles dans la même soirée) : plein tarif : 24€ // tarif réduit : 18€

    Pour en savoir plus, cliquez ici

    Théâtre de Vanves
    12, rue Sadi Carnot
    92170 Vanves

     
    Salle Panopée
    11, avenue Jézéquel
    92170 Vanves

    www.theatre-vanves.fr

    16eme-edition-du-Festival-Ardanthe---VanvesJusqu’au 5 avril 2014

    Il faut passer le périphérique sud pour arriver sur un territoire qui ne connaît aucune frontière artistique. A Vanves, où le festival Ardanthé navigue habilement entre les genres, la danse croise tous les champs artistiques.

    Un festival ? Presque une saison ! De fin janvier à début avril, Ardanthé brûle les planches dans une ambiance chaleureuse. Avec une dizaine de créations et une programmation internationale, José Alfarroba agite le bocal en explorateur et offre des espaces de résidence et de recherche aux artistes les plus iconoclastes, quelles que soient leurs origines.

    L’ouverture se lit aussi dans les parcours des artistes invités qui montrent que non seulement la danse mène à tout, mais aussi que tout mène à la danse. Premier témoin, Eric Arnal Burtschy. Après des études universitaires en histoire et philosophie, il entame une carrière artistique alors qu’il devient en parallèle officier de réserve spécialiste d’Etat-major, après une formation à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. Dans « Cigüe » il envoie dans le ring la chanteuse, danseuse et compositrice Clara Furey. Ardente comme le titre du festival de Vanves, la fille de Carole Laure et Lewis Furey a fait preuve de son engagement total en scène en 2012, aux Rencontres chorégraphiques, dans « Chutes incandescentes » avec Benoït Lachambre, autre Québécois indomptable.

    Thomas Bouvet est devenu comédien au Cours Florent après une maîtrise en physique fondamentale. Après plusieurs créations avec Pascal Rambert, le directeur actuel du Théâtre de Gennevilliers, il signe ici avec « L’Humanité » une pièce pour deux comédiens et deux danseurs sur les poèmes d’August Stramm (1874-1915), précurseur allemand de l’expressionisme.

    Gaël Depauw, performeuse de choc et ancienne interprète chez Jan Fabre dans les très sulfureuses « The crying body » et « L’histoire des larmes », a beaucoup puisé dans les préoccupations professionnelles de son père, ingénieur en physique nucléaire au CNRS. Elle reprend sa performance « Did Eve need make up ? » où elle est couchée come sur un catafalque, dévêtue et en attente d’un rituel funéraire. Les spectateurs, engagés un par un dans un face à face trouble, sont invités à peindre sur sa peau et à la décorer, chacun avec affection et délicatesse. Ainsi se crée une œuvre collective vivante et c’est en tant que telle que Depauw offre finalement sa danse de résurrection. Et elle enchaîne le soir même avec sa nouvelle création, « To escape from El nothing better than heels ». A qui faut-il échapper, si ce n’est à une identité trop étouffante ?

    Marta Izquierdo Munoz et Samuel Pajand n’ont pas à choisir entre identité artistique et scientifique, mais tout de même. Ils se lancent dans le jeu autour du « qui suis-je », cette interrogation aussi ludique que philosophique qui ne cesse de nous amuser depuis qu’il a été lancé par Jérôme Bel. « My name is Britney Spears » est une exploration dansée et chantée du fantasme sur un produit de l’industrie du divertissement. Ce n’est pas pour rien que Pajand déclare : « Je suis Jérôme Bel ». Aussi, ils creusent les faces cachées de la vénération d’une idole.

    Vidéo Izquierdo Munoz :

    Quant à Thomas Ferrand, fondateur de la compagnie “Projet libéral », il ne cesse de naviguer entre danse et théâtre, ce qui ne manque pas d’ironie quand il promet d’emblée de livrer « Une excellente pièce de danse », un duo qu’il annonce comme un « poème scénique, avec du sexe, du feu, et toutes sortes de théories », pleine de « figures absurdes ».

    Son ironie concerne-t-elle Liz Santoro ? A Vanves, l’Américaine crée « Relative Collider ». Elle a étudié les neurosciences après une formation à la Boston Ballet School. Diplômée en biologie et en psychologie. Elle s’attaque ici à une « physique de l’attention ». Que regarde-t-on et comment reproduit-on les informations reçues à travers son propre corps ? Une recherche qui va se chercher sous nos yeux, dans une « collision des regards » – entre les quatre cobayes en scène, bien entendu.

    Ajoutons que Mylène Benoit (« Le renard ne s’apprivoise pas ») est d’abord plasticienne, et « chorégraphe par ricochet ». Sans parler d’Emmanuel Eggermont qui a créé un univers influencé autant par son parcours avec Raimund Hoghe que d’une expérience approfondie de la Corée. Dans « Vorspiel » il explore la lenteur et les limites de la présence, et parfois une petite valse avec le public, sur un parcours à travers trois lieux différents, histoire de sortir le spectateur de sa position de simple observateur.

    Thomas Hahn

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