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    “Le Tour du monde en 180 vannes” au théâtre du Lieu

    16 juin 2014
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    affiche-HDC-th

    Le Tour du monde en 180 vannes

    De David-Henry Cohen

    Mise en scène d’Arnaud Gidoin

    Avec David-Henry Cohen

    Le jeudi à 21h30

    Tarif : 15 €

    Réservations :
    01 42 76 09 88

    Durée : 1h15

    Théâtre Le Lieu
    41, rue de Trévise
    75009 Paris

    M° Cadet

    www.lelieu.com

    TRISTES TROPIQUES

    Le degré zéro de l’écriture mais façon Saint-Barth’. Un non spectacle qui, malgré le roman dont le titre s’inspire, n’est qu’un amas de bali… vernes. Bas du plafond, pétri de lieux communs parfois douteux et dépourvu de mise en scène. On cherche en vain quoi sauver d’un tel fatras. Les voyages forment la jeunesse, dit-on. Ça ne rend pas plus intelligent, apparemment. Pas plus drôle, assurément. Tristes tropiques…

    L’affiche fleure bon le dilettantisme vacancier. Ce n’est rien de dire que le spectacle sera à l’avenant. Notre sbire va débouler sur scène vêtu d’un simple bermuda et les tongs aux pieds. Tout ce qu’il faut pour émoustiller les ados attardées hurlantes qui garnissent les premiers rangs. Le bonhomme, surfeur à ce qu’il dit, ne manque certes pas de charme. A-t-on jamais construit un spectacle sur ce simple avantage ?

    Il nous affirme être parti avec sa planche sous le bras durant 15 mois pour effectuer ce fameux tour du monde. Au bout d’une heure de déballage de cette folle aventure, on finirait presque par en douter tant ce qu’il en a ramené semble davantage sorti d’un dictionnaire des blagues les plus pourries que d’une expérience aux quatre coins de la planète. L’effrayante vacuité qui règne dans ce non spectacle non écrit et non mis en scène laisserait même songeur sur les véritables bienfaits des voyages.

    Un catalogue de balivernes

    C’est donc un catalogue de situations qui tient lieu de show, qui passent par la paresse antillaise, les chibres africains qui traînent par terre et les méthodes de drague à Porto Rico, lesquelles pourraient avoir été éprouvées de manière similaire à la Porte d’Orléans. La construction est totalement inexistante et le propos d’une bêtise constante et dépourvue de toute drôlerie. D’un sujet pourtant en or, le sieur Cohen, qui ne parvient même pas à jouer avec finesse de sa judaïcité, semble n’avoir pas plus compris la nécessité de l’écriture que les impératifs de l’originalité. Bref, un spectacle qui ne devrait pas aller bien loin si son auteur n’appose pas rapidement le visa de la drôlerie sur son passeport de scène. Du roman dont le titre s’inspire ne restent ici que des bali… vernes !

    Franck BORTELLE

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