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Les Aveugles – Studio-Théâtre de Vitry

30 janvier 2014
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Les Aveugles

De Maurice Maeterlinck

Mise en scène et scénographie de Daniel Jeanneteau
collaboration artistique Jean-Louis Coulloc’h

Avec Ina Anastazya Solène Arbel Stéphanie Béghain Pierrick Blondelet Jean-Louis Coulloc’h…

Du 23 janvier au 3 février 2014

Tarifs : de 5 à 10 euros

Studio-Théâtre de Vitry
18, avenue de l’insurrection
94400 Vitry-sur-Seine

2_blancsDonner à voir l’invisible: au Studio-Théâtre de Vitry, Daniel Jeanneteau réunit comédiens amateurs et professionnels pour une mise en scène sans image de la pièce Les Aveugles, de Maeterlinck.

Les billets d’entrée à peine déchirés, une épaisse fumée enveloppe les spectateurs, troublant l’espace et les repères de chacun.

Ni plateau ni comédiens en vue, et pourtant le spectacle semble avoir déjà silencieusement commencé. Seules quelques dizaines de chaises, dispersées sans ordre ni direction apparents, meublent la salle blanche aux angles effacés. Elles trouvent bientôt chacune preneur (ce soir, le Studio-théâtre de Vitry affiche complet).

Les aveugles, pièce en un acte de Maurice Materlinck (1890), explore le symbolisme de la cécité: l’illusion, l’égarement, la vulnérabilité. Sans renoncer à la métaphore intellectuelle, Daniel Jeanneteau apporte une dimension physique, sensible, à l’expérience du spectateur. Fort de son parcours de scénographe (notamment auprès de Claude Regy, pendant une quinzaine d’années), le metteur en scène relève une gageure: créer un décor qui suggère l’invisible. “Nous faisons le choix de ne rien traiter de ce qui relèverait du visible: pas de costumes, pas de décor, pas de lumière” explique-t-il dans sa note d’intention. Plus d’une heure durant, certains sens seront mis en sommeil, d’autres seront exacerbés. Quelques spectateurs ferment les yeux, comme pour mieux se préparer au voyage intime qui va suivre.

Bientôt, des voix s’élèvent, venues de toutes parts. Comédiens professionnels et amateurs sont mêlés, dans la salle, aux spectateurs, qui se sentent ainsi partie prenante du drame qui se déroule tout près d’eux. « Sur scène, les seuls moyens à la disposition des interprètes résideront dans leur capacité d’imagination: pratiquement aucun geste, aucun déplacement, aucune interprétation. (…) pas de jeu d’acteur (…) » annonce Daniel Jeanneteau. Une radicalité dont le revers est palpable ici: difficile, malgré l’intensité du récit, de maintenir intactes l’écoute et l’imagination avivées par les premières minutes.

Christelle Granja

[Crédits photographiques : © Michel Jacquelin]

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