Momo, une comédie épatante
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Momo De Sébastien Thiéry Mise en scène de Ladislas Chollat Avec Muriel Robin, François Berléand, Sébastien Thiéry et Ninie Lavallée À partir du 1er septembre 2015 Du mardi au samedi à 20h30, matinée le samedi à 17h Tarifs : de 25 à 70 € Réservation en ligne Durée : 1h40 Théâtre de Paris M° Blanche, Pigalle |
À partir du 1er septembre 2015
La nouvelle comédie de Sébastien Thiéry est une réussite. Sur la scène du Théâtre de Paris, Muriel Robin forme avec François Berléand un couple installé perturbé par l’arrivée d’un fils improbable et à moitié handicapé joué par l’auteur lui-même. Drôle et émouvant. Totalement loufoque On l’avait déjà remarqué, Sébastien Thiéry est totalement loufoque et il n’aime rien tant que placer les gens les plus ordinaires, de préférence des bourgeois très conventionnels, face à des événements surprenants, voire inimaginables, dans des pièces qui abordent de biais des problèmes de société. François Berléand s’était déjà retrouvé au lit aux côtés d’un homme tout nu en lieu et place de sa propre épouse dans Deux hommes tout nus la saison dernière. Le comédien signe de nouveau pour un voyage dans l’absurde et retrouve son auteur, formidable comédien himself, pour une fable déjantée sur la paternité. Dans Momo, qui commence dans un supermarché, c’est par un paquet de Chocapic lancé dans son caddie que Berléand rencontre un hurluberlu qui lui rentre dedans. Et qui va prétendre plus tard, entré par la fenêtre de son appartement, être son fils ! Sans oublier le metteur en scène Stanislas Chollat, orfèvre en matière de directeur d’acteurs, qui dirige ses ouailles à la perfection et sans temps mort. Un décor fluide et léger d’Édouard Laug et des lumières chaudes d’Alban Sauvé forment le subtil écrin dans lequel les comédiens, au plus juste de leur engagement, vont s’épanouir. Sans forcer le trait, sans lourdeur, ils jouent la situation et les dialogues piquants de drôlerie qui mettent en boîte toutes les conventions. François Berléand n’a pas besoin de jouer le naturel de son personnage de râleur angoissé, qui se réfugie dans le flegme face à la nervosité de son épouse. Le personnage parle en lui et pour lui. Dans le rôle du fils qui revient contre toute attente, Sébastien Thiéry réussit une composition assez formidable, parlant avec difficulté et totalement dans son monde. Il tient son personnage du début à la fin, aux côtés de Ninie Lavallée qui joue sa fiancée aveugle. Quant à Muriel Robin, elle éblouit de sa présence énergique, directe et franche du collier en mère réconciliée qui s’invente une maternité qu’elle aurait oubliée. Elle impose à la comédie un rythme trépidant, une vitalité de tornade aquatique et parvient, dans les scènes les plus émouvantes, à être bouleversante. Pour un retour au théâtre, chapeau bas ! Hélène Kuttner [Photos © C. Nieszawer] |
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