Renaissance flamenca avec Aurélien Bory
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Questcequetudeviens? D’Aurélien Bory et Stéphanie Fuster Avec Stéphanie Fuster (danse), José Sanchez (guitare), Alberto Garcia (chant) Les 2 et 3 avril dans le cadre du Festival (Des)Illusions & Du 5 au 16 avril 2016 Du mardi au samedi à 20h30 Durée : 1h Tarifs : de 10 à 28 € Le Monfort M° Porte de Vanves |
Du 2 au 16 avril 2016 Le flamenco est une terre pleine de mystères et d’inspirations. Stéphanie Fuster, danseuse française, est devenue femme de flamenco à Séville. Aurélien Bory la met en scène dans une série de tableaux stupéfiants. Et le flamenco devient un art autre. Questcequetudeviens? arrive au Monfort, dans le cadre de la programmation du Théâtre de la Ville.
[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=VoWEFNZ_j9s[/embedyt] Pourtant, on ne voyait pas Bory s’intéresser au flamenco. Et le titre de Questcequetudeviens? nous le confirme bien. C’est à Fuster qu’il s’intéresse. Donc, si elle était allée au Japon, nous aurions un tout autre spectacle. Mais elle est allée à Séville ! Et Bory s’est intéressé au cirque, pour devenir l’un des meilleurs chorégraphes et metteurs en scène pour les arts de la piste. Le voici de retour en danse, mais il vient avec son regard d’artiste plasticien. Thomas Hahn [Photos © Aglaé Bory] |
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Aurélien Bory n’en était pas à son coup d’essai quand il crée, en 2008, le premier d’une série de solo-portraits de danseuses-chorégraphes d’exception. Le titre renvoie simplement au fait que les deux s’étaient connus avant, qu’ils s’étaient perdus de vue et qu’entre-temps la Toulousaine Stéphanie Fuster s’était envolée en direction du flamenco et de son fief, Séville bien sûr, où elle s’était formée auprès d’Israël Galvan, entre autres. Aurélien Bory aussi est toulousain. Il va même diriger le Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse, qui fut le premier de son genre.
C’est cela, ce Questcequetudeviens?. La danse et la danseuse vues comme un objet d’art plastique. La robe, comme une condensation de l’image et de la culture du flamenco, comme on ne l’avait jamais vue avant. Cette robe, rouge bien sûr, est une partenaire de danse et prend parfois ses propres chemins. Bory vient aussi des arts du cirque et joue ici la carte de la magie nouvelle.
Quand Fuster danse, elle se présente de façon totalement dépouillée. Pas une danseuse, mais une femme qui danse, comme on dit. Après tout, elle doit ici parler d’elle et répondre à la question : “Questcequetudeviens?” Une démonstration de flamenco n’aurait donc eu aucun intérêt. Il s’agit d’explorer le rapport de Fuster à cette danse andalouse et sa culture.
Le tableau final est spectaculaire. Un carré se remplit d’eau et le zapateado de Fuster fait jaillir des fontaines. Le son devient une manifestation matérielle, visible. Les coups de talons, dirigés vers la terre, rebondissent vers le haut, sous forme de jets d’eau. L’eau devient danseur, accompagné par un chanteur et un guitariste. Le flamenco renaît.





