Votre maman, tout en finesse – Théâtre de l’Atelier
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Votre maman au théâtre de l’Atelier De Jean-Claude Grumberg Mise en scène de Charles Tordjman Avec Catherine Hiegel, Bruno Pudzulu, Philippe Fretun, Paul Rias A partir du 22 avril du mardi au samedi à 19, dimanche à 16h Tarifs : 10 à 37 euros Réservation en ligne ou par tél. au 01 46 06 49 24 Durée : 1 h Théâtre de l’Atelier |
A partir du 22 avril 2017
Un fils rend régulièrement visite à sa vieille mère en maison de retraite et le directeur de l’établissement accentue entre eux des malentendus cocasses. Une pièce toute en finesse qui parcourt le labyrinthe de la mémoire. Catherine Hiegel et Bruno Putzulu forment un duo mère-fils des plus touchants. Elle, extraordinaire en ce rôle de femme dans l’étape finale de la vie, impose une présence forte où chaque pas, chaque mouvement, chaque déplacement, difficiles à exécuter du fait de l’âge, sont minutieux, troublants et justes. C’est qu’elle bouge peu cette mère, et toute diminuée qu’elle est, elle n’en repère pas moins le fauteuil roulant d’un voisin qu’elle décide de faire sien au grand dam du directeur. Elle s’y installe et y demeure des heures, immobile, tantôt attendant son fils, tantôt le reconduisant à la porte, ses journées étant rythmées par les visites de cet être proche qu’elle ne reconnait cependant pas toujours. Le corps est usé et la mémoire lui joue des tours.
Jean-Claude Grumberg, par petites touches délicates et pudiques, drôles et virant à l’absurde, crée une atmosphère toute en vulnérabilité, où l’écheveau de la mémoire perturbe, déroute, fausse les échanges et rattrape finalement le présent. Le passé, qui tient à la tragédie de la La mise en scène souligne au plus près les contours de cet univers, qui laisse affleurer l’émotion à travers l’humour et la subtilité. La rencontre entre Catherine Hiegel, d’une finesse sans pathos, et Bruno Pudzulu, qui rayonne de tendresse, bouleverse le public. Emilie Darlier-Bournat [ Photos Ch.Vootz ] |
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A partir du 22 avril 2017
Le fils, interprété par Bruno Pudzulu, vient le plus souvent possible, toujours attentif et attendri, prévenant, infiniment patient. Une grande douceur s’entend dans les mots qu’il répète inlassablement “Maman, c’est moi… ton fils…”, tout autant que dans les gestes dont il entoure sa mère dans un souci de protection. Il a l’air parfois d’un petit garçon perdu et hébété devant cette mère qui mélange tout, devenue fragile et arpentant silencieusement le dédale de ses souvenirs. Mais le directeur est quant à lui préoccupé par la logistique de l’établissement, son bon fonctionnement et le respect des règles en collectivité. Il charge le fils de réparer les défaillances de sa mère et, de manière saugrenue, décalée et comique, il trouble le dialogue entre la pensionnaire et son visiteur.





