Les Blérots de R.A.V.E.L : Sauve qui peut
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La tête à l’envers
De l’énergie, les Blérots en ont à revendre. Après leur précédent album, Timbré, ils ont sillonné les routes de France pour présenter le spectacle-tournée du même nom pendant deux ans, cent quinze dates au total. Ils en ont profité pour sortir un livre Ravalement de façade et enregistrer Sauve qui peut, le petit dernier.
Bêtes de travail les Blérots. Cette formation fanfaronesque est née dans les Yvelines (78) en 1996. En tête de peloton Alice Noureux l’énergique et Fred Joiselle le grinçant qui élaborent pour notre plus grande joie des textes drôles souvent, plus sérieux parfois mais toujours empreints d’une finesse dentellière. Sont décortiqués nos petits travers, grosses colères et lâchetés diverses et variées.
Ils ne se contentent pas de s’enfermer pour composer leur petit théâtre de vie, ils l’incluent dans une sorte de « pack » tout compris où support musical et scénique sont rassemblés. Il s’agit de faire vivre la musique, de lui donner l’espace nécessaire pour en extraire tout ce qu’elle a à donner, de l’amener vers une issue accomplie. Le fil conducteur de tout ça, c’est la communauté. Le nombre de participants est fluctuant. Qu’ils soient deux, cinq ou dix, se maintiennent des principes de partage et d’association, éléments indispensables à une cohésion productive. Il s’agit de composer avec les envies, les doutes et créations de chacun.
Qui aime suive
Onze titres pour Sauve qui peut et onze univers différents. La voix d’Alice s’envole vers l’hystérie dans File d’attente, pour se faire plus grinçante sur le titre Langue de pute. Fred quant à lui anime des personnages de sa voix posée et chaude qui insuffle vie et sourires. Les cuivres dominent, il s’agit de ne pas laisser le rythme s’étioler. Les paroles sont mêmes supprimées comme dans Radio Tribale où des accents méditerranéens se font entendre ; on devine presque l’odeur du jasmin tant la musique est chaleureuse. On pète les plombs dans Fusibles et on se moque des dragueurs dans Fleur bleue.
Une nouveauté fait également son entrée : le japonais dans Baku-Baku. On s’internationalise chez les Blérots, puisque l’anglais se fait aussi une petite place grâce à Like an elephant. Parfois absurde mais toujours jouissif, la farandole musicale entraîne. On a le pied qui bat la mesure et la tête qui dodeline, ça sent la routes de vacances, les cheveux au vent, les grands pique-niques entre copains et les soirées au coin du feu. Vive l’été !!
Ranjitha Delebecque
Les Blérots de R.A.V.E.L – Sauve qui peut
Sortie le 17 mai 2010
http://www.myspace.com/blerotsderavel
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