Jane Eyre – film avec Orson Welles
Homme ombrageux errant dans son immense demeure, Edward Rochester ne tarde pas à être sensible aux charmes de Jane qui se sent peu à peu attirée par ce personnage énigmatique. Bientôt, une folle passion s’installe entre eux, jusqu’au moment où Jane apprend que son amoureux est déjà marié et que son épouse est séquestrée au grenier.
Chef-d’oeuvre littéraire de Charlotte Brontë, Jane Eyre fut plusieurs fois adapté à l’écran. Parmi les différentes versions hollywoodiennes, celle de Robert Stevenson a toujours été considérée comme la plus convaincante. Le cinéaste britannique stylise Jane Eyre en une héroïne gothique, divinement interprétée par Joan Fontaine. Face à elle, Orson Welles vampirise tout le film. Par sa présence si magnétique, sa carrure imposante et sa voix de stentor, il est Edward Rochester. C’est sans doute cette interprétation magistrale, mise en valeur par la musique de Bernard Hermann et complétée par la photographie sombre mais sublime de George Barnes, qui font du film de Stevenson une version et une oeuvre bien difficiles à dépasser.
Jane Eyre
De Robert Stevenson
Avec : Orson Welles, Joan Fontaine, Margaret O’Brien, Peggy Ann Garner, John Sutton, Sara Allgood et Elizabeth Taylor
Scénario : Aldous Huxley, Robert Stevenson et John Houseman
D’après le roman de Charlotte Brontë
Au cinéma le 4 janvier 2012
[Visuel : Jane Eyre (Joan Fontaine) devant le célèbre manoir de Thornfield]
Articles liés

Le Grand Palais présente “Hilma af Klint : Les peintures du Temple” jusqu’au 30 août
Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Pour la première fois en France, découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. De ses grandes compositions à ses œuvres secrètes, son...

« Séisme » où le bouleversement d’une naissance
Au Théâtre du Petit Saint-Martin, Claire de la Rüe du Can et Jean Chevalier, acteurs de la Comédie Française, nous offrent un bouleversant moment de vie et de théâtre mis en scène par Robin Ormond. Le texte de l’anglais...

“Focu Meu” une création de Benjamin Kahn au Carreau du Temple
Après une trilogie de solos très remarqués (dont Bless the Sound that Saved a Witch like me présenté dans le cadre du Festival Everybody 2024), Benjamin Kahn convoque ici l’énergie d’un groupe pour traduire les forces du jaillissement émotionnel. Fil conducteur de la...






