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    Abou Lagraa – Suresnes Cités Danse 2013

    24 janvier 2013
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    Abou Lagraa - Suresnes Cités Danse 2013

    Les quatre interprètes de la compagnie La Baraka se laissent traverser par des émotions en millefeuille, vivant toutes les facettes du trouble de l’amour. Les bras volent tels des oiseaux, les bustes sont souples comme des lianes, emportés par le chant languissant de Nina Simone : « Black is the color of my love… »

    Ces corps-là ne se contentent pas de bouger sur la musique, ils sont la musique! Lyrique et envolée, tremblante ou lascive, la danse de Lagraa est à tout instant ressentie, vécue et sublimée à travers chaque fibre de chacun des corps. Entre sensualité et émotion, ces deux hommes, ces deux femmes ne s’appartiennent plus: Ils deviennent les jouets de leurs passions. Bien entendu, l’une d’entre elles est la musique, à savoir celle de la diva américaine qu’on entend ici revendiquer, haut et fort, ses racines africaines. Car l’univers en question est avant tout celui de la reine de la soul : « Love Me or Leave Me… »

    Lagraa n’est pas un romantique éperdu. Il sait que le cœur ne s’emballe pas toujours sous une bonne étoile. Aussi les sursauts d’Amor peuvent passer par les colères de Mars. Un geste infime, apparemment le fruit du hasard, et tout bascule, la danse passe du lyrisme à la fureur.

    Mais cette première partie, où les deux couples passent par toutes les étapes d’une relation amoureuse, de l’excitation à la jalousie etc., n’est que la première moitié d’une soirée en deux volets. La seconde partie est formellement très différents, mais la voix de Nina Simone crée le lien: « Funkier than a mosquito… » Et c’est parti pour quatre danseurs Hip Hop algériens qui investissent une toute autre approche chorégraphique.

    Comme s’ils partaient à la recherche d’un amour perdu, ils se lancent dans un dialogue avec l’espace, le temps et le mouvement : « The king of love is dead… » Mais il y a toujours le jazz et le bonheur de sentir son propre corps entrer en phase avec l’univers. Chaque geste raconte surtout son propre rapport au corps dansant.

    Les quatre B-Boys d’Alger, amenés par Lagraa vers une véritable expression de soi, suivent les mêmes changements d’états que les deux couples de la première partie. Au-delà des catégories de styles, dans leurs saltos et leur jeu de jambes, ils se libèrent et deviennent légers comme des moustiques. C’est sacrément funky !

    Thomas Hahn

    Univers… l’Afrique

    Chorégraphie d’Abou Lagraa

    Assistante artistique et responsable pédagogique : Nawal Ait Benalla-Lagraa

    Vendredi 1er février 2013 à 21h
    Samedi 2 février 2013 à 21h
    Dimanche 3 février 2013 à 17h

    Plein tarif : 27€ // tarif réduit 23 € (Plus de 60 ans, familles nombreuses, demandeurs d’emploi, groupes (à partir de 10 personnes) // Tarif jeunes :15 € (– 26 ans, étudiants – 30 ans) / Enfants (- 12 ans) : 13 € // Scolaires : 13 € // Collectivités : 23 €

    Navette gratuite : 45 min. précises avant l’heure de la représentation, à l’angle de l’avenue Hoche et de la place Charles de Gaulle-Etoile. Retour assuré.

    Durée : 1h

    Théâtre Jean Vilar
    16, place Stalingrad
    92150 Suresnes

    www.suresnescitesdanse2013.com

    [Visuel : ©Christian Ganet]
     

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