Céline Neveux : « L’exploration urbaine, un sujet magnifique. »
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Temps suspendu – Exploration Urbaine Œuvres de Romain Veillon, Sylvain Margaine et Henk Van Rensebergen Jusqu’au 18 décembre 2016 Ouvert tous les jours, du lundi au vendredi de 11h à 18h30, le samedi et dimanche de 13h à 18h Entrée Libre Espace Niemeyer |
Jusqu’au 18 décembre 2016 Le Musée de la Poste continue sa programmation culturelle hors les murs pendant sa rénovation. L’exposition « Temps suspendu – Exploration urbaine » est à découvrir à l’Espace Niemeyer jusqu’au 18 décembre. Présentation et rencontre avec Céline Neveux, sa commissaire d’exposition.
Temps suspendu – Exploration urbaine regroupe des thèmes communs aux trois artistes : les usines, les loisirs, les lieux de culte, les villas à travers le monde. Elle présente également un documentaire captivant, Urban escape, réalisé par David de Rueda et Mélanie de Groot van Embden. Ce sont les architectes Oscar Niemeyer et Jean Nouvel qui ont conçu cette déambulation dans ce bâtiment des années 1970. Cela contribue grandement au charme de cette exposition, puisque nous voilà plongés au cœur d’un patrimoine délaissé, où la nature a souvent repris ses droits. Exposition d’autant plus intéressante que ces trois artistes ont su saisir l’incroyable beauté, parfois dérangeante, de ces lieux hors du temps.
À la recherche d’un lieu d’exposition hors les murs, nous avons visité un centre de tri où l’activité allait cesser, où la vie allait s’arrêter. Ce côté industriel m’a renvoyé à des photos que j’avais vues dans des catalogues et des galeries, il y a déjà quelques années. C’était un sujet que je trouvais magnifique et que j’avais envie de proposer au grand public.
J’ai alors proposé cette thématique de photographies de lieux à l’abandon. Ce lieu a été choisi car l’Espace Niemeyer est assez atypique. On retrouve d’ailleurs son coté naturel et organique dans les œuvres. Cet écho permet aux spectateurs d’être réellement plongés dans l’exposition.
Pourquoi avoir choisi ces artistes ? J’ai consulté de nombreux livres, rencontré des artistes, découvert des galeries. De fil en aiguille, j’ai contacté Romain Veillon, Sylvain Margaine et Henk Van Rensbergen qui ont bien voulu faire partie de l’aventure et travailler ensemble.
Quel est le rôle d’un commissaire d’exposition ? Avez-vous eu un rôle dans le choix des œuvres ? Oui, un commissaire d’exposition conduit le projet de A à Z. Cela commence dès la proposition du sujet, puis s’affirme avec le choix des artistes et des œuvres, et enfin la création d’un catalogue. C’est en discutant avec eux, en me montrant leurs photos, que j’ai effectué une sélection. J’ai également décidé du nombre d’œuvres en fonction de l’espace que l’on avait choisi (700 m2). L’équipe est aussi composée d’un scénographe qui pense l’espace et la déambulation des spectateurs. L’exposition a été pensée en regroupant des thèmes communs aux trois artistes. On retrouve alors des usines, les loisirs, des lieux de culte, des villas à travers le monde.
Vous avez réalisé une exposition autour du street art en 2013. Est-ce que les thèmes de l’imprévu / de la rencontre entre le spectateur et un lieu sont des sujets qui vous tiennent à cœur ? Oui c’était nouveau dans un musée que le street art soit exposé. Ce projet vise à faire reconnaître cette thématique, laquelle n’avait jamais été traitée dans une exposition permanente. Et, ici, le grand format favorise une immersion au cœur du sujet. La dimension impressionne d’emblée. De quoi plaire au grand public ! Propos recueillis par Mona Dortindeguey [Crédits Photo 1 :© Romain Veillon / Photo 2 : © Sylvain Margaine / Photo 3 : © Henk Van Rensbergen]
Remerciements à Céline Neveux et Chloé Savart (guide conférencière). |
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C’est une première pour l’urbex, appelé également exploration urbaine, car c’est la première exposition présentant autant d’œuvres issues de cette démarche, avec plus de 70 photographies de trois artistes différents : Romain Veillon, Sylvain Margaine et Henk Van Rensbergen.
Ce lieu revêt-il une importance dans la préparation de ce projet ?





