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    “Un Monde de Rêves” de Speedy Graphito – Galerie Polaris

    Agathe Louis 14 novembre 2017
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    ©Galerie Polaris

    Le rêve est un réservoir d’images extraordinaires, qui permet à Speedy Graphito d’être d’une grande diversité. Les peintures sont comme à son habitude, accompagnées de titres qui en accentuent la résonance étrange, avec un humour connu chez l’artiste, mais qui peut s’avérer acerbe.

    Depuis sa première exposition à la galerie Polaris, en 1985, Speedy Graphito a construit une œuvre protéiforme. Dans Un monde de rêves , il regarde vers un nouveau langage.

    S’il admire ses maîtres : Magritte, Lichtenstein, Warhol… comme eux il aime à expérimenter quelques techniques comme la superposition, l’inclusion, la transformation, la métamorphose. L’oeuvre de Speedy Graphito ne s’arrête pas à une savante et intelligente assimilation de ses pères, on peut aussi y voir un style vernaculaire, qui précise comment Speedy revisite l’histoire et questionne les différents modes de représentations dans la peinture, la sculpture, le dessin en entrecroisant le temps et la culture.

    Ainsi ses dernières œuvres de basées sur le rêve décortiquent l’histoire de la peinture, mais aussi entremêlent les techniques, les styles, les motifs, les figures, les époques.
    Son sujet n’est pas l’histoire de l’art mais la représentation de cette histoire dans l’art.

    Speedy Graphito a pratiqué depuis ses jeunes années la citation de chefs-d’œuvre, dès 1990 à la galerie Polaris dans son exposition personnelle, Speedy Graphito peint l’art moderne de 1990 à nos jours il citait déjà Signac, Basquiat, Picasso….

    On peut dire de la peinture de Speedy Graphito qu’elle est en partie collective par les emprunts à l’histoire de l’art que l’artiste réalise depuis ses débuts mais aussi sociale, car il n’a eu de cesse de retranscrire dans les différentes séries réalisées, ses propres préoccupations sur les rapports art et argent, art et société, art et art…

    Protéiforme, créateur audacieux, speedy Graphito incarne la spiritualité du Street art. Doué d’une curiosité artistique insatiable et d’un élan créateur extraordinairement fécond, toute forme d’art l’a toujours attiré : peinture, fresque, pochoir, sculpture, dessin, gravure, sérigraphie, livre etc. Cette variété de techniques ne vise pas à la prouesse, elle ne sert qu’à mettre en jeu une étonnante faculté d’imagination. Speedy Graphito a toujours aimé maîtriser tous les genres traditionnels, pour mieux les digérer et les dépasser.

    C’est lors de sa dernière exposition à la galerie Castanier à Miami en 2016 qu’il a réalisé son premier one man show entièrement consacré à l’histoire de l’art américain, en donnant une nouvelle impulsion à sa peinture. En «abstractisant» ces images iconiques et en les mettant en scène dans des univers qui leur sont étranges, Speedy Graphito nous propose une troisième dimension de l’histoire de l’art.

    Il parvient ici à évoquer et créer un univers très riche et poétique en faisant référence à de célèbres «pères» Okusai, Dali, Miro, Magritte, Indiana, Lichtenstein, Warhol, Hockney …

    Ces œuvres nous interrogent, de façon ludique et sont comme un jeu de piste, imbriqués les uns dans les autres, mais avec un regard actuel.

    Dans Aquatic Dream on reconnaît le personnage féminin central de Lichtenstein mais entouré d’autres références et surtout de personnages issus des comics qui ont l’air surpris de se retrouverdans cet univers artistique pop, coloré comme une sorte de labyrinthe, on pense d’ailleurs ici à la scène finale de La Dame de Shanghai de Orson Wells, Rita Hayworth y est entourée de miroirs et ne sait plus où se trouve le vrai personnage. Les larmes du personnage féminin renvoient à l’écume de la vague de Okusai.

    Si ces derniers tableaux semblent nous faire voyager dans un monde de rêves, Speedy Graphito nous ouvre grand les fenêtres mentales que nous avons des œuvres iconiques, mais de façon différentes que celles qui sont dans nos souvenirs mentaux ou rétiniens.

    [Source : Communiqué de presse]

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