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    Les Soliloques du pauvre – Les Déchargeurs

    3 janvier 2019
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    Un pauvre, un miséreux, un oublié de la société clame, proteste les misères du peuple.

    Muni de son verbe gouailleur, il s’insurge face à une société ignorante, sans pitié pour les pauvres gens, les délaissés, les laissés-pour-compte.
    En 1885, Jehan-Rictus (anagramme imparfaite de Jésus-Christ) scandait pour la première fois ses poèmes dédiés au pauvre peuple. L’histoire considère ces poèmes comme l’ancêtre du rap. L’argot qui se déploie, « la géniale déformation de la langue » comme dira Stéphane Mallarmé est un cri de douleur, de révolte et de vie.

    LE MOT DE L’AUTEUR, lettre de Jehan Rictus au jeune poète Anatole Belval-Delhaye; 

    Voyons, vous qui venez du Peuple : lâchez-moi la langue académique et quittez les brassards, cuissardes, jambières et autre harnais. Autrefois il n’y avait aucun divorce entre la langue populaire et la langue poétique : c’est bien certain. Encore un fois la poésie n’est pas un pensum richement rimé mais une émotion intime transcrite rythmiquement.

    [Source : communiqué de presse]

     

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