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    Rencontre avec Gabriel Boin, photographe aquatique

    Chloé Desvaux 28 juin 2020
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    Gabriel Boin, photographe et vidéaste.

    Petites ou grosses vagues, quelles que soient les intempéries, Gabriel Boin, photographe et vidéaste français, n’hésite pas à se jeter à l’eau pour capter l’instant. Le jeune photographe participe notamment à un concours lancé par Surfvisuals qui dévoilera les meilleurs photographes masculins et féminins 2020. Nous lui avons posé quelques questions.

    Quel a été votre parcours pour devenir photographe ?

    En parallèle de mes études à 3iS, une école de cinéma et d’audio-visuel à Bordeaux, je me suis lancé en autodidacte dans la photo et la vidéo. Depuis toujours, j’aime le surf et toute la culture qui va autour. C’est avant tout une passion, j’ai pratiqué ce sport durant mon adolescence. C’est pourquoi, je me suis spécialisé dans la photographie de surf. Très vite, j’ai pu avoir des contacts, ce qui m’a permis de photographier des sportifs. Ma carrière professionnelle se concentre principalement sur la photographie aquatique.

    Aujourd’hui, je travaille avec l’entreprise Mosy qui propose aux surfeurs de réserver un photographe dans n’importe quel pays par le biais d’une plateforme en ligne. On retrouve tout un réseau de photographes, des réalisations vidéos… Je produis tout le contenus, les vidéos ou encore les photos du site internet. Je fais aussi des vidéos, des films publicitaires pour des entreprises dans le domaine du surf. Ce sont pleins de projets qui se mêlent et qui me permettent de développer mes passions.

    Quels sont les matériaux que vous utilisez lors de vos shooting ?

    Beaucoup de choses ! Sur la plage, je me munis d’un appareil bien évidement, d’objectifs, d’un trépied, d’une mattebox pour mettre des filtres, d’un moniteur vidéo qui est un écran externe permettant une mise au point plus précise et de mieux contrôler ce que je fais. Pleins de choses assez techniques…

    Pour la partie photo dans l’eau, qui requiert des matériaux bien spécifiques, j’utilise un caisson étanche, ce qui me permet de prendre mon Sony A73 dans l’eau. Et bien entendu des palmes ! Pour le montage et l’étalonnage, j’utilise Premier Pro et Da Vinci Resolve. Puis, je me sert de Lightroom pour la retouche photo.

    Photographie de Gabriel Boin, Hossegor, France.

    Cela requiert-il un entraînement spécial avant de te lancer dans l’eau ?

    Pour shooter et avoir des prises de vues conséquentes, il faut avoir une bonne condition physique, car parfois, je reste beaucoup d’heures dans l’eau. J’ai été cycliste en compétition et j’ai fait livreur à vélo donc j’ai déjà du muscle dans les jambes ! Je nage plusieurs fois par semaines et je fais des exercices d’apnée. Je possède ma propre routine d’entraînement.

    Mon objectif est de pouvoir shooter dans des endroits où les conditions sont compliquées. L’océan réserve un terrain de jeu parfois dangereux, des dalles rocheuses, des vagues impressionnantes, il faut donc être prêt à encaisser des chocs violents. Je m’entraîne pour l’être autant mentalement que physiquement. Avant de shooter, je discute avec le surfeur pour que les manœuvres effectués par le sportif soient effectuées près de mon objectif.
    À moi de trouver le bon timing, la bonne prise.

    Avez-vous des endroits favoris pour shooter ?

    Quand j’ai commencé à faire de la photo, j’allais à Hossegor. C’est un endroit où je me rendais souvent avec mes parents pendant les vacances. C’est une ville que j’affectionne, on retrouve de bonnes vagues et aussi, une bonne ambiance hors de l’eau ! J’ai voyagé et je me suis rendu notamment à l’est de l’Espagne, à La Galice. C’est un lieu magnifique dévoilant un très bon spot pour les surfeurs. J’ai également aimé prendre des photos au Maroc, les vagues se déroulent parfaitement et viennent aux mêmes endroits. Ce pays propose un paysage et une culture très cool que j’affectionne particulièrement.

    Vos vidéos de surf sont accompagnées par de la musique, quels sont vos artistes favoris ?

    En effet, j’aime le rapport avec la musique et l’image. J’aime bien Skinshape, Tame Impala, Folamour, Harrison BDP, Adryiano…

    Photographie de Gabriel Boin, Maroc

    Quels photographes vous inspirent ?

    Il y en a beaucoup… Je commencerais par Chris Burkard, reconnu dans le milieu du surf, il réalise des films qui mêlent l’aventure et le surf dans des coins parfois reculés avec des conditions extrêmes. Ces projets m’inspirent énormément. J’aime aussi beaucoup Nate Laverty qui est en Colombie britannique au Canada, j’adore ses photos qui proposent des paysages incroyables ! Puis, il y a Alias Babnik, un photographe, vidéaste et réalisateur slovène. Il effectue un boulot fantastique et je le considère comme un modèle. Par ailleurs, j’ai la chance de pouvoir shooter avec lui. Pour tout débutant dans la photographie, c’est une chance de pouvoir travailler à ses côtés.

    Avez-vous des futurs projets ?

    Oui, notamment avec Alias Babnik pour une série sur le surf féminin avec des partenaires médias, des sponsors et une équipe qui s’occupera du montage.

    Découvrez plus de photos de Gabriel Boin sur son Instagram

    Propos recueillis par Chloé Desvaux

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