SHANI DA FLAVA : ” Je fais de la musique pour donner de la force aux femmes “
SHANI DA FLAVA est une jeune artiste de 20 ans qui a débuté sa carrière dans le rap en 2018 avec le titre Damn. Son dernier single Yuck a atteint les 10 000 écoutes sur les plateformes de streaming. Rencontre avec une artiste à suivre.
Pourquoi t’es-tu lancée dans le rap ?
La culture hip hop c’est tout ce que j’aime depuis que je suis petite. Je regardais les clips à la télé et avec mon père dans la voiture on écoutait Nicki Minaj, Missy Elliott, Busta Rhymes. Le rap est devenu ma passion.
Comment définies-tu ta musique ?
Ma musique représente ma personnalité. Elle est là pour donner de la force aux femmes, et réunir les gens entre eux.
Quel est ton processus de création ?
Mon processus de création se fait vraiment au feeling, selon l’inspiration. Par exemple, j’écoute une instrumentale : si j’ai passé une journée avec mes copines, je vais raconter ce qu’on a fait, comment se passe ma vie en général ; si je suis de bonne humeur je vais écrire ce qui me fait plaisir.

Quel est l’artiste qui t’inspires le plus ?
Rihanna. Dans tout ce que je fais depuis que je suis petite. Elle a été avant-gardiste sur beaucoup de choses autant au niveau de la mode, que de la musique. Aujourd’hui tout ce qui sort, c’est elle. Toutes les nouvelles chanteuses, rappeuses, beaucoup de filles sont influencées par elle.
Si tu devais sortir un clip quelles seraient tes références visuelles ?
Les clips de Rihanna ! Les clips de Missy Elliott aussi parce qu’elle était très en avance sur son temps. Les films aussi peuvent beaucoup m’inspirer, j’aime beaucoup Kill Bill de Tarantino. Les films de combat c’est mon truc, j’aimerai bien saigner quelques mecs dans mes clips, comme elle.

Si t’avais pu écrire une chanson laquelle ce serait ?
“Get Money” de Lil Kim et Biggie. Elle est crue et elle s’en fout, elle dit ce qu’elle a envie de dire elle est dans son truc.
Est-ce que, selon toi, le rap féminin est assez représenté ?
Oui, aux États-Unis mais pas assez en France. En France, on n’a pas de rappeuses à part celles qui sont vraiment “underground” (ndlr. culture de niches/sous-cultures) mais il faut les connaître. Aux États-Unis ils ont des filles comme Cardi B, ou Megan thee Stallion qui sont dans les Billboard et qui disent ce qu’elles ont à dire, elles passent à la télé dans des interviews. Elles ont une visibilité et pour moi c’est génial il faudrait que ça soit pareil partout dans le monde.
Découvrez en plus sur son compte Instagram
Propos recueillis par Tamika Couedor
Articles liés

“On purge bébé” : un jeu de massacre conjugal et un fabuleux moment de théâtre
Au Théâtre Hébertot, la comédienne et chanteuse Emeline Bayart reprend cette pièce en un acte de Feydeau qu’elle entremêle de chansons grivoises de l’époque du début du 20° siècle. Avec Marc Choupart, Corinne Martin et Manuel Lelièvre, accompagnés du...

“Chiens” ou la liturgie du porno par Lorraine de Sagazan
Dans une création chorale, où les cantates de Bach sont magnifiées par des superbes interprètes, Lorraine de Sagazan s’empare de la question de l’exploitation du corps féminin dans l’industrie pornographique, à la lumière d’un procès où seront jugés une...

“T.I.N.A. – There Is No Alternative” : une remise en question de la société au Théâtre Lepic
L’échec n’est jamais qu’une réussite qui se voile la face (et inversement). Ce spectacle en est la preuve. Dans un souci de communication efficace, il m’a été demandé de résumer mon spectacle. Mais j’en suis incapable. Je suis incapable...





