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    10 questions à Debza pour l’exposition “Jusqu’ici tout va bien”

    Gaëlle Magnien 18 octobre 2021
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    Peinture de Debza pour "Jusqu'ici tout va bien"

    À l’occasion de son exposition au Loft du 34, Debza concentre ses passions dans diverses pièces en noir et blanc. Des souvenirs d’enfance devant les mangas du club Dorothée à l’inspiration trouvée dans l’univers du tatouage japonais, le graffeur toulousain sait mixer les pratiques dans des créations partagées entre sensualité et humour. 

    Qui es-tu ? D’où vient ton blaze ? 

    Un toulousain qui fait de la peinture et qui mange des sushis, beaucoup de sushis !

    J’ai commencé le graffiti très jeune et il me fallait un pseudonyme percutant à l’époque et un enchaînement de lettrage pas trop banal. J’ai choisi Debza qui veut dire “bagarre” en Arabe.

    Tu as grandi à Toulouse, étudié à Marseille, graffé un peu partout en Europe, tatoué au Québec, exposé à Tokyo, est-ce qu’il te reste une ville à voir et une activité à faire ? 

    Pleins ! Forcément, des millions d’endroits où j’aimerais aller ! Il me reste encore beaucoup de pays et de continents à explorer ! Ça en fait des murs à peindre ! 

    Ton meilleur et ton pire souvenir dans la rue ? 

    Trop d’anecdotes en tout genre, je ne sais même pas laquelle raconter, il faudrait en écrire un livre ! 


    Jusqu’ici tout va bien, rien que par le titre ça en dit beaucoup. Tu vis ton art au jour le jour ? 

    Il fut un temps, oui. Maintenant c’est un peu différent car j’ai pas mal de projets artistiques dans les prochains mois, ça demande de l’organisation et il faut anticiper pas mal de choses.

    Cette exposition est un peu différente des grands murs de graffitis, pourquoi cette déviation esthétique ? 

    J’adore faire de gros murs colorés, j’aime aussi beaucoup le noir et blanc. Étant passionné de manga vintage, ça m’a paru comme une évidence d’utiliser du noir, du blanc et du gris pour peindre mes toiles. L’amour de la ligne et du contraste. De plus, l’exposition s’intitule Jusqu’ici tout va bien en référence a la phrase mythique du film de Mathieu Kassovitz, La Haine. Lui aussi est un film en noir et blanc.

    Cela fait beaucoup penser au tatouage, est-ce que cela a un lien avec tes activités à Montréal ? Est-ce que tu voulais t’en rapprocher ? 

    Dans les toiles que je peins, mes personnages arborent tous des tatouages japonais. Quand j’étais tatoueur au Canada, on m’a enseigné les bases de l’art du tattoo jap, j’ai voulu intégrer ça dans mes toiles en le revisitant. 

    On ressent évidemment une influence japonaise dans ton travail, comment as-tu créé cette identité artistique ? 

    J’ai grandi dans les années 1990, bercé par les dessins animés japonais de cette merveilleuse émission de divertissement pour enfants nommée “Club Dorothée”.

    Par la suite j’ai mixé ça avec du graffiti, du tattoo, la culture urbaine ainsi que mon environnement. Tout cela m’inspire fortement.  

    Ton spot idéal pour graffer, peindre ? 

    Pripiat en Ukraine doit être un terrain de jeu incroyable !

    Quelle musique écoutes-tu quand tu travailles ? 

     Ça va de Taeko Onuki à JUL en passant par Jacques Brel. Selon mon humeur.

    Jusqu’ici tout va bien, et après “ici” tu vas faire quoi ? 

    Je vais continuer de faire ce que j’ai toujours aimé faire, peindre peindre et repeindre !


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    Propos recueillis par Gaëlle Magnien

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