Les Coquettes chantent le féminisme à l’Alhambra
Avec le spectacle Merci Francis, Juliette, Lola et Marie nous entraînent pour une heure trente de rire et de chansons, dans un langage cru et une mise en scène totalement maitrisée. Retour sur notre expérience.
Des personnalités qui se complètent parfaitement
Juliette est calme, douce et érudite. Lola est lumineuse, sympathique et joviale. Marie est entière, directe et drôle. Ensemble, elles forment les Coquettes. Leurs voix se mêlent parfaitement. Leurs personnalités aussi.
Des thématiques bien ciblées
Les trois amies, complices depuis 15 ans, fêtent leurs noces de cristal en chanson. Elles abordent ensemble toutes les thématiques du féminisme, se moquant des inégalités salariales, des injonctions liées au genre, et de la sexualité. Les messages passent en chanson, avec une grande légèreté, sur un ton taquin et dans une sublime harmonie vocale.
Les sujets des apparences et de l’âge sont également évoqués. Faut-il avoir “la tête de l’emploi” ? Qu’est-ce qui change en vieillissant ? Les femmes et les hommes sont-ils égaux sur ces questions ? Doit-on être parent passé 35 ans ? Y a-t-il une injonction au bonheur ? Les Coquettes ont réponse à tout. Elles ont un avis bien tranché et sont d’accord entre elles la plupart du temps. Mais pas toujours !
De l’humour ? Oui, mais pas seulement !
Les chansons humoristiques laissent parfois place à des sketchs dans lesquels Nico, leur pianiste, prend part. Les interactions sur scène ou avec le public sont nombreuses. Les trois comédiennes ont beaucoup d’autodérision et attendent la même chose de leurs spectateurs, qu’elles n’hésitent pas à taquiner.
Toutefois, les Coquettes laissent aussi parfois place à l’émotion. Le discours de Marie, à propos de la beau-parentalité nous a particulièrement touchés.
Retrouvez-les à l’Alhambra, dans le 10e arrondissement de Paris, jusqu’au 2 janvier prochain.
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