Claude Lagoutte, de la Gironde à la Côte d’Ivoire
Claude Lagoutte est un peintre paysagiste abstrait. Après avoir longtemps vécu en Gironde, l’artiste va faire de nombreux voyages notamment en Côte d’Ivoire, en Thaïlande, en Inde ou encore au Laos.
De ses nombreuses visites, l’artiste ramène des carnets de voyage avec couleurs et indices topographiques des lieux qu’il traverse, il interroge l’espace, avec ses œuvres. Puis il restitue sur une toile, l’itinéraire parcouru en découpant des lanières de tissu ou de papier, en les cousant, les tissant, et les colorant. Il interroge l’espace. Il voyagera dans de nombreux endroits comme la Turquie, le Hoggar, l’Egypte, Londres, l’Ecosse, le Népal ou encore le Yémen.
Pour l’homme, une toile est “une surface qui donne une émotion”.

© Claude Lagoutte
Originaire de la Rochelle, il obtient son diplôme à l’école de santé de la marine de Bordeaux. Il s’installe une partie de sa vie à Yvrac avec sa famille, où il peint des paysages de la Gironde.
Ancien militaire, c’est d’abord à cette activité qu’il se consacre, il se considère alors comme un “peintre à temps partiel”, puis il est admis à la retraite militaire. C’est à partir de ce moment qu’il va se consacrer entièrement à la peinture, et qu’il fera de nombreuses œuvres, toujours en rapport avec ses voyages, et toujours de façon abstraite. C’est un artiste d’une immense culture, littéraire, philosophique, tout en ayant des connaissances contemporaines sur l’art primitif et antique.
Il participe d’abord à des expositions collectives puis individuelles quand il est à la retraite militaire. Il devient alors “peintre à plein temps”, il en profite alors pour multiplier ses voyages et ses œuvres abstraites.
Le peintre appartient au mouvement du paysagisme abstrait. Il développe son goût pour la peinture et réalise de grands paysages abstraits. Le but de l’artiste est avant tout d’unir la liberté de la toile, et liberté des chemins dans une seule et même œuvre.
Malheureusement, il est victime d’une cruelle maladie. Il dit lui même qu’il faisait “son dernier voyage pour un autre monde”.
Julie Martin
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