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    Street Art City : une visite incontournable

    Coralie Perrault 2 janvier 2024
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    Chez Artistikrezo, l’art urbain, c’est un peu comme un point d’ancrage vers lequel il nous plaira toujours de revenir. À Paris, la galerie Artistik Rezo met à l’honneur des artistes contemporains issus de ce mouvement. Aujourd’hui, nous partons du côté de l’Allier, à Lurcy-Lévis, où une impressionnante Street Art City est en constante évolution…

    Fresque de ZESO © Street Art City

    Le portail d’entrée encore fermé, nos yeux sont déjà attirés par les fresques les plus hautes, que nous distinguons déjà par dessus le mur d’enceinte. Une fois à l’intérieur du site, on ne sait plus bien où regarder tant il y a d’œuvres. Des peintures murales sur tous les bâtiments, des espaces d’exposition (dont un scénographié), une boutique… nous profitons de différents espaces. Mais le plus insolite se cache dans le long bâtiment central…

    Le site de Street Art City était autrefois un centre de formation Telecom où pouvaient loger les équipes, grâce à un hôtel comprenant 128 chambres. Le bâtiment n’a pas été rénové, mais fini les lits et les rideaux : les chambres ne servent plus au repos, elles sont mises à la disposition d’artistes. Ceux qui se voient décerner une chambre y ont champ libre : en pénétrant dans les quelques mètres carrés de la pièce, nous pénétrons surtout dans l’univers de l’artiste. Au total, l’Hôtel 128, ce sont 7800m2 à peindre (murs, sols et plafonds). A l’entrée, on nous prête des lampes torches. Nous avons presque l’impression de partir en expédition urbex, en ouvrant porte après porte…

    Fresque de Simple G © Street Art City

    Mais qui sont les initiateurs d’un tel projet ?

    Sylvie et Gilles Iniesta, les fondateurs, n’avaient d’abord pas d’appétence particulière pour le street art. Alors que les bâtiments étaient à l’abandon depuis 1993, c’est en 2015 que l’idée traverse l’esprit de Sylvie, qui était alors en simple promenade… Pour le couple Iniesta, une nouvelle passion est née. Avec leurs propres fonds, ils ont acquis le site. Street Art City ouvre au public en 2017. Depuis, les artistes s’y succèdent. Gilles en parle lui-même comme d’un “laboratoire d’expérimentation” : les artistes ont ici l’occasion d’aller au-delà de ce à quoi ils sont habitués.

    “Ce qui fait notre succès aujourd’hui, c’est qu’il n’existe pas, au monde, d’autre résidence dédiée au street art.”

    Sylvie et Gilles Iniesta © Street Art City

    Et du côté des artistes ?

    Street Art City a rapidement gagné en renommé, si bien que les artistes se présentent par centaines dans l’espoir de profiter d’une résidence à leur tour. Tout est fait pour offrir un environnement propice à l’échange et aux rencontres, ce qui peut aboutir à des projets collaboratifs. A l’issue de leur séjour, les artistes produisent généralement des fresques murales, mais il peut aussi bien s’agir de résidence en atelier, pour produire sur toiles par exemple. Autre point très important : les artistes ont carte blanche… c’est sans doute pour cela que l’on se sent à ce point en immersion dans l’univers de chacun !

    “C’est une expérience humaine et artistique qui dépasse l’imaginaire. Ici, on rencontre toujours de nouveaux artistes et de nouveaux styles graphiques. Les échanges sont très enrichissants et inspirants. Tout est mis en place pour qu’on soit 100% focus sur la création !” – Ben Caillous

    Fresque de Simple G © Street Art City

    Finalement, ce sont 5 000m2 d’espaces de visite en intérieur, et des fresques sur tous les murs à observer depuis l’extérieur… Alors que vous préfériez les douces BD de Ben Caillous, le réalisme de Aero, le style dessin animé de Abys ou plutôt la vivacité des couleurs de Zeso, à Street Art City, il y en a pour tous les goûts. Toutes les techniques sont représentées, y compris des tentatives innovantes… peindre avec des rollers ? Là-bas, ils l’ont fait !

    Le conseil de la rédaction ?

    Prévoyez votre journée, pour avoir le temps d’apprécier la visite. Cela vous permettra d’alterner entre les différents types d’espaces. Nous avons apprécié de profiter de l’espace de restauration en étant encore baigné dans l’univers street art… Tout est prévu pour rendre la visite confortable !

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