“Slow” : un film de la réalisatrice lituanienne Marija Kavtaradze au cinéma le 6 août
Elena, une danseuse épanouie, fait la rencontre de Dovydas, un interprète en langue des signes. Leur connexion est immédiate…
Alors que leur lien s’approfondit, Dovydas confie à Elena, qu’il ne ressent aucun désir sexuel pour elle, ni pour personne : il est asexuel. Ensemble, ils tentent de bâtir une nouvelle forme d’intimité.
À propos de Marija Kavtaradze
Née en 1991, la réalisatrice et scénariste Marija Kavtaradze est diplômée en réalisation de films de l’Académie lituanienne de musique et de théâtre, où elle a terminé ses études en 2014.

Marija Kavtaradze
Son premier long métrage, Summer Survivors, a été présenté en avant-première au Festival international du film de Toronto en 2018. Le film a connu une belle carrière en festivals et a été vendu à plusieurs pays, dont l’Italie, l’Albanie et la Lettonie. C’est le film indépendant qui à fait le plus d’entrées au box office de Lituanie en 2019. Il a d’ailleurs remporté trois prix de l’Académie du cinéma lituanienne.
Considérée comme l’une des cinéastes émergentes les plus talentueuses de Lituanie, Marija Kavtaradze a réalisé Slow, son deuxième long métrage, qui a été sélectionné au Berlinale Co-Production Market et a reçu le Prix du Producer’s Network lors de When East Meets West. Slow a remporté le prix de la meilleure réalisation dans la section World Cinema Dramatic au Festival de Sundance.
Extrait de l’entretien avec Marija Kavtaradze par M-Films
De quoi parle Slow ?
C’est une histoire d’amour entre deux personnes qui tentent de construire une relation sans suivre les modèles traditionnels de l’amour. Slow parle de différences dans les besoins physiques et de la manière dont ces différences influencent les relations, le corps, les attentes romantiques, les rôles de genre, ainsi que le besoin d’être désiré pour se sentir validé. Mais, au fond, cela parle surtout d’acceptation de soi, d’honnêteté avec soi-même et avec l’autre.
Pourquoi avoir choisi Slow comme titre ?
Pour être honnête, la productrice m’a demandé un titre pendant que j’écrivais le scénario, et ça m’a fait penser à une chanson que j’écoutais à ce moment-là : Slow de Leonard Cohen. Voici un extrait des paroles : “I’m slowing down the tune I’ve never liked it fast You wanna get there soon I wanna get there last”
Le titre est-il aussi une prise de position dans un monde qui va toujours plus vite ?
Peut-être. Le film remet en question beaucoup de normes culturelles et de scripts sociaux. Je crois qu’aujourd’hui, dans nos sociétés modernes, on attend d’une relation qu’elle démarre vite, sinon on passe rapidement à la suivante. Mais dans cette précipitation, on risque de passer à côté de relations profondes qui nécessitent du temps pour se construire.
[Source : communiqué de presse]
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