“Les Oiseaux déguisés” : une exposition-hommage à Patrice Huguier par Françoise Huguier à la galerie Le Bonheur est dans l’Instant
La galerie Le Bonheur est dans l’Instant présente, du 24 mars au 5 avril, l’exposition “Les Oiseaux déguisés” consacrée à l’univers de sculptures-objets et assemblages de Patrice Huguier sous le regard de Françoise Huguier, photographe et académicienne.
“Il était important pour moi d’organiser cette exposition en hommage à lui, à son œuvre, à notre vie commune de soixante ans, et à son talent”. – Françoise Huguier
Avec cette exposition, Françoise Huguier ouvre l’atelier de Patrice Huguier : un monde d’objets trouvés, déplacés, détournés, assemblés, devenus sculptures. Cette sélection met à l’honneur ces assemblages et sculptures-objets dans l’esprit d’un cabinet de curiosités, libre, inventif et poétique. À travers son regard, Françoise Huguier en est la témoin et la passeuse.
L’exposition
Ici, tout part de l’objet. Patrice Huguier travaillait au plus près de ce qui l’entourait : “Il ne faut rien jeter”.
Il faisait dialoguer les formes, les matières et les techniques : “Pour lui, il n’y avait pas de frontières entre les arts. Tout se réunit, s’assemble, se rejoint, avec autant de touches d’humour que de mélancolie”. Et tout pouvait devenir point de départ : “Son œuvre regorge d’objets réinventés, détournés, de petits morceaux assemblés les uns aux autres”. Jusqu’à faire apparaître des figures inattendues : “Patrice a quelque chose de l’artiste vaudou. Il concevait de nouvelles idoles païennes”.
Le titre de l’exposition fait écho au poème de Louis Aragon et au geste de transformation : les objets “se
déguisent” : ils ne disent pas immédiatement ce qu’ils sont, ils changent de rôle.
Le regard de Françoise Huguier
Françoise raconte l’élan de Patrice, sa manière de voir et de créer : “Il savait voir la beauté dans une carcasse de poulet séchée, l’aventure dans une bouteille de lessive vide, des visages dans des oranges. Son atelier est vite devenu un grand et joyeux lieu d’art dans lequel s’entassait tout ce qu’il gardait”. C’est bien cela que l’exposition met en lumière : ses sculptures-objets, son goût du collage et cette liberté d’assembler : “tout l’inspirait”.
Deux regards extérieurs
Gérard Lefort, journaliste et critique d’art, proche du couple Huguier, saisit cette logique très particulière de l’assemblage, “la cohérence de cette apparente incohérence” : “…brocante de bouts de trucs, morceaux de machin, fragments de bidules (…) a priori indifférents les uns aux autres mais qui, par l’alchimie de leur rapprochement, se mettent à discuter entre eux et nous parlent dans une langue singulière”. Il en donne une image très concrète : “Et c’est ainsi (…) qu’un poupon en celluloïd est anobli par son couronnement d’une carapace de tourteau.”
“Il fallait le voir dans son atelier. Bricoleur de génie osant tout, se permettant tout (…) Œuvres rebelles, dérisoires, déraisonnables, faites de récupération, de bricolage, toujours sur fond d’humour et d’autodérision, le dialogue entre Patrice et l’art a toujours été joyeux et libre. Un art qui ne se pousse pas du col. L’art pour créer du lien.” – Xavier Gras, galeriste et ami

Patrice Huguier dans son atelier
Les temps forts de l’exposition
Vernissage le 26 mars dès 18h en présence de Françoise Huguier
Concert le jeudi 2 avril à 18h de Mama Sissoko, figure majeure de la musique malienne

[Source : communiqué de presse]
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