Le CWB présente la première édition des Soirées Proleptiques qui mêlent théâtre et danse
Les Soirées Proleptiques sont un nouveau format connu par les équipes du Centre en 2026 destinées à présenter les premières esquisses de productions théâtrales, chorégraphiques et hybrides.
Au Centre Wallonie-Bruxelles, ces soirées déplacent les cadres habituels de présentation pour faire place à l’essai, à l’inachevé, à l’expérimentation. Elles activent un rapport direct au public, non comme point d’arrivée mais comme instance de lecture et de résonance, dans un temps partagé de découverte et d’incertitude.
Chaque édition réunit plusieurs propositions artistiques qui dialoguent avec les espaces du lieu — du théâtre au bunker au cinéma — activant ainsi différentes conditions de perception et d’écoute. L’enjeu n’est pas la démonstration d’une forme aboutie, mais l’exposition d’un processus, d’une pensée en mouvement, d’un travail encore poreux.
Les Soirées Proleptiques s’inscrivent dans une volonté d’accompagner des écritures contemporaines en devenir, en ouvrant un cadre attentif, exigeant et non hiérarchisé, où la scène devient un espace de lecture du présent en train de se fabriquer.
Les artistes retenus pour cette première édition sont :
Caroline Roche & Neptune : À travers chant
Durée : 25 min – Entropie Production
À travers chant est un duo, la rencontre d’une danseuse de bal, Neptune, et d’une danseuse de bourrée, Caroline, toutes les deux danseuses contemporaines.
Entraînées par le bourdon, le rythme et les mélodies d’une vielle à roue, d’un banjo et d’un violon, les deux danseuses s’engagent dans une traversée malicieuse qui naît de la bourrée à trois temps, s’en échappe et y revient.
La musique qui les accompagne, brute et cadencée est celle du trio Phonème dans laquelle cordes et voix s’entremêlent pour faire résonner des mélodies de violoneux et chanteur·euses du Massif Central.

©Arnaud Beleen
Lou Viallon : I FEEL YOU
AMA Brussels
En transitionnant, en vivant la matérialité d’une vie queer, je savais que mon corps changerait. Ce que je n’attendais pas, c’est ce grand bouleversement de mon imaginaire.
Voilà deux ans qu’un personnage me hante. C’est un·e chevalier·e sans quête, mais aussi un·e popstar à la voix qui mue et se rompt, un·e pornstar au coeur brisé. Et plus je regarde læ regarde, plus son visage me ressemble. L’alter égo à l’héroïsme glissant me confronte. Que faire de notre attrait pour la puissance ? Dans ce monde, empire cishétéropatriarkkkapitaliste, que faire de notre désir si on le sait pétri de domination, conquérant ? Peut-on prendre plaisir sans montées en puissance ? Et si on monte, jouit et se répand, on met ça où ?
Avec le projet I FEEL YOU, j’invite læ créateur·ice sonore Chloé George Barthod à réfléchir aux dramaturgies éjaculatoires qui peuplent plus ou moins secrètement nos imaginaires et travaux. On formule alors des narrations alternatives du plaisir. S’ouvre un espace de fiction queer peuplé de danses, textes, chansons ultra texturé·es et émotionnel·les. Les matériaux, traversés par une poétique de l’invitation, engagent sensoriellement les spectateur·ices et chatouillent leur désir et frustration.
I FEEL YOU est un entraînement collectif à regarder, sentir, désirer, imaginer autrement et davantage.

©Lou Viallon
Vincent Glowinski : Resonant Trees
Entropie Production
Vincent Glowinski accompagne en dessin les compositions Resonant Trees de Léo Dupleix.
Cette série de compositions pour clavecin, dans une version pour épinette – petit clavecin triangulaire -, se compose de mélodies entêtantes mises en corps dans un univers harmonique riche et envoûtant, à la fois aride et lumineux.
Vincent se muni d’un pot de poudre noir, d’une feuille blanche et d’un bâton pour tracer. Il se laisse alors pénétrer des résonances musicales pour dessiner.
Projeté sur un écran en temps réel de son exécution, le dessin agit pour les spectateurs comme un prolongement visuel, rugueux, organique des volutes sonores du clavecin.
Une exploration immersive et pluri-sensorielle, avec des moyens rudimentaux et « low tech »: métal, bois, papier et corps résonants.
Erika Zueneli : KITSCHEN
TONGTWIST
Cette présentation prendra la forme d’une performance imaginée avec Elisa Wery et Louise de Bastier, conçue pour cet événement, autour de la notion de KITCH (mais pas que !).
Dans cet espace d’expérimentation, l’ironie et l’humour seront de la partie. Au-delà de cette collaboration habitée par un écart générationnel fécond, plusieurs questions émergent : comment se situer dans le présent, entre héritage et renouvellement ? Quelle forme de révolte engager ?
Le kitsch s’impose alors comme piste de réflexion. Il contient l’idée de répétition, de reproduction, voire de pastiche. Étymologiquement, il vient de l’allemand kitschen, qui signifie récupérer des rebuts pour en faire du neuf avec du vieux.
Que se crée-t-il dans le partage d’un plateau entre interprètes d’âges différents ? Et quel humour peut-on déceler dans ce trio improbable, qui semble nous prendre à partie, nous demander, non sans une certaine insolence : “peut-on vraiment faire du neuf avec du vieux” ?
Dans cet ensemble se glisse aussi une forme d’espoir, une espérance politique ouvrant la voie à des réinventions possibles.
Articles liés

Le Spear Tournament 2026 s’associe à ShootMe à l’occasion de l’ouverture du Quartier Culturel FAST le 18 juin
Le 18 juin prochain, à l’occasion de l’ouverture officielle du quartier FAST à la Fondation Fiminco, le Spear Tournament s’associe à ShootMe pour une soirée mêlant battle électro, performance collective et nouvelles formes de captation sociale. Le Spear Tournament...

Fête de la musique 2026 à Paris : où sortir pour profiter de la ville en mode concert géant
Le 21 juin 2026, Paris se transforme une nouvelle fois en terrain de jeu musical à ciel ouvert, avec des rendez-vous gratuits, des scènes institutionnelles et des soirées plus festives qui se déploient dans plusieurs quartiers de la capitale....

“L’Espace entre nous” : la collection du Wilson Centre for Photography exposée au BAL à partir du 19 juin
À l’occasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la première fois une exposition à une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituée par Michael et Jane Wilson. À travers cet ensemble...






