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    Hassan Khan – Superstructure – auditorium du Louvre

    20 septembre 2012
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    FIAC 2011

    Né en 1975, Hassan Khan est un artiste basé au Caire. Son oeuvre se développe aussi bien dans le domaine des arts plastiques, avec un rapport privilégié au médium vidéo, que dans l’écriture et la musique. Entrepris au début des années 90, son travail musical mêle étroitement composition et performance. Seul à sa table de mixage, l’artiste manipule et transforme de manière vertigineuse toutes sortes de matériaux sonores, préalablement produits par lui à partir d’hybridations multiples.

    Avec un sens plastique du contraste, il emprunte à un large éventail de genres et de registres, des musiques populaires urbaines – telle la New Wave Shaabi – jusqu’au langage minimal de la musique contemporaine dite « savante », dont l’horizon avant-gardiste est la pureté d’un son autoréférentiel. A la manière de grands complexes ou organismes vivants, ses concerts mettent en jeu, avec une charge critique et paroxystique à la fois, l’énergie composite des paysages acoustiques du monde globalisé. Superstructure est une intense composition de compositions, un concert de concerts, l’un multiple d’une ubiquité sonore devenue structurelle.

    Programme du concert commenté par Hassan Khan :

    A short story based on distant memory, 2011

    • Des arrangements mélodiques pour cordes, des drones de cuivres, des grattements d’alto et des modulations de rythmes syncopés sont traversés par un travail tonal, comme une succession de scintillements improvisés. Le tout produit une composition dont la gamme émotionnelle va de la subtilité laconique à la pleine puissance déclarative.

    The Big One (extraits), 2009

    • The Big One est basé sur la juxtaposition d’éléments de musique Shaabi hardcore au synthétiseur, retravaillés de manière expérimentale, avec des compositions tonales à l’écriture délicate. La New Wave Shaabi est un genre musical urbain, à base de synthétiseur, largement associé aux classes populaires. Elle est distribuée commercialement par des réseaux informels, jouée dans les mariages de rue, dans les nightclubs et d’autres moments d’expression collective de classe. Son langage formel se développe sans passer par des phénomènes de « rupture ». Sa transformation est en effet un processus très inspiré, consistant à détourner une organisation sociale pour en faire une forme esthétique, tout en reconnaissant la position d’où l’on parle.

    12 pieces for piano and electronica, 2007

    • Chacune de ces brèves pièces a été composée comme une sorte d’argument musical. La capacité du piano à souligner de manière limpide les structures mélodiques, sert l’architecture de la composition. Introductions, résolutions, suggestions hésitantes ou franches déclarations, changements soudains et progressions constituent le vocabulaire principal, tandis que des arrangements électroniques simples esquissent un paysage sonore en contrepoint.

    Superstructure (les munitions d’une nation), 2011

    • Dans Superstructure, un battement complexe est déconstruit dans ses composantes essentielles et reconstruit à nouveau. La pulsation atteint un climax massif accompagné de voix humaines, de cors, de rebecs et de guitares électriques. Le concert évolue d’un moment précis, intime et fragile jusqu’à un paysage collectif semi-mythique.

    Hassan Khan – Superstructure

    Le samedi 20 octobre 2012 à 21h

    Accès libre sur réservation

    Réservations à partir du 19 septembre jusqu’au 18 octobre inclus, sur : www.louvre.fr/cycles/

    Retrait des billets : le jour de la performance, de 9h jusqu’à une heure avant le début de la performance, aux caisses de l’Auditorium situées sous la pyramide. Dans l’heure précédant le début de la performance, les places réservées (non retirées) seront annulées et remises à disposition du public.

    Durée : environ 1h

    Auditorium du Louvre
    M° Palais-Royal / musée du Louvre

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