“Andromaque”, adapté et mis en scène par William Engelmann à voir l’Auguste Théâtre
Enfermés dans l’échiquier du pouvoir et de l’amour, les personnages affrontent l’héritage familial, hantés par les confidents, masques de leurs aïeux.
Quatre êtres se débattent avec un héritage qui les dépasse.
Oreste, Hermione, Pyrrhus et Andromaque avancent comme des pièces contraintes, hantées par la guerre de Troie et par la mémoire de leurs aïeux.
Les confidents, masqués, incarnent ces figures parentales réelles ou fantasmées : pères glorieux, mères absentes, héritages écrasants. Observateurs et juges silencieux, ils rappellent sans cesse aux protagonistes ce qu’ils doivent être — ou ce qu’ils ne pourront jamais devenir.
Cette mise en scène d’Andromaque explore la transmission de la violence, le poids des lignées et l’illusion de la réparation. Car vouloir réparer l’histoire, c’est parfois la rejouer autrement.
Une tragédie de l’héritage, où l’amour, la fidélité et la gloire se heurtent à une question essentielle : peut-on s’émanciper de ce que l’on a reçu ?

Andromaque
Note d’intention de William Engelmann
Cette mise en scène d’Andromaque s’attache à ce que les personnages héritent malgré eux : des guerres passées, des figures parentales, des décisions prises avant leur naissance. L’amour n’y est jamais libre, les choix toujours contraints, et un enfant concentre à lui seul toute la violence du monde.
L’espace scénique est pensé comme un échiquier : chacun y occupe une place précise, chacun avance dans un rapport de force qui le dépasse. On y joue le pouvoir, la survie, la fidélité — souvent au prix du sacrifice.
Masques, scénographie épurée et travail du corps cherchent à aller à l’essentiel, sans effet décoratif, pour faire entendre Racine aujourd’hui, dans sa tension la plus brute.
Racine.
Classique et vivant
[Source : communiqué de presse]
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