“Chaque vie est une histoire” : une double exposition événement au Palais de la Porte Dorée
Depuis le 8 novembre, le Palais de la Porte Dorée accueille une double exposition inédite, “Chaque vie est une histoire”, qui investit pour la première fois l’ensemble du Palais, de ses espaces historiques au Musée national de l’histoire de l’immigration en passant par l’Aquarium. 200 regards, artistiques, historiques et témoins, viennent explorer la mémoire, l’invisibilité et l’anonymat pour retrouver des visages et retracer des histoires.
Cette exposition propose d’abord une déambulation artistique et poétique à travers un ensemble d’œuvres monumentales inspirées du Palais et de ses habitants. Sur une invitation de Jean de Loisy et Raphaël Giannésini, 13 artistes internationaux investissent les espaces historiques du Palais et inventent des créations in situ qui en évoquent la mémoire et viennent révéler le monument sous un nouveau jour.
L’exposition se poursuit à l’étage par un parcours intime et sensible qui présente la collection du Musée sous le prisme de l’invisibilité. Art contemporain, histoire et témoignages dialoguent pour lever le voile sur les récits, singuliers et collectifs, de l’immigration. De Climbing down de Barthélémy Toguo aux témoignages de migrants à Mayotte en passant par les photos du Studio Rex à Marseille, le visiteur pourra découvrir un panorama de cette collection unique, initiée il y a maintenant vingt ans.

Bilal Hamdad, Rive droite, 2021, huile sur toile, 200 x 240, pièce unique. Collection du musée national de l’histoire de l’immigration. Inv. 2022.17.1
© EPPPD-MNHI © Bilal Hamdad
Carte Blanche à 13 artistes sur le Palais
Le Palais de la Porte Dorée, terrain de jeu de la création contemporaine
Invité pour une exposition carte blanche, Jean de Loisy décrit le Palais de la Porte Dorée comme “un être humain au destin singulier, qui a connu, au cours de presque un siècle, une multitude de vies”. En réponse à cette invitation, il s’associe au commissaire Raphaël Giannésini, et propose à 13 artistes internationaux, d’investir les espaces historiques du Palais et d’en sonder l’esprit à travers des créations in situ.
Chacun d’eux s’emparent de ce lieu si particulier en convoquant les mémoires de celles et ceux qui aujourd’hui y travaillent ou simplement le visitent.
Ainsi, les sculptures, dessins, films et installations réalisés pour cette exposition sont pour la plupart conçus avec la participation des usagers de ce Palais-Musée-Aquarium.
Souvent monumentales et empreintes de spiritualité, ces commandes dessinent un parcours d’art contemporain inédit prenant la forme d’un travail mémoriel qui relie à notre présent la culture des ancêtres, le souvenir des morts, comme de celles et ceux qui sont loin.
Mémoire familiale des arrivants et de leurs tribulations, mémoire historique du Palais lui-même, mémoire des personnes qui y ont travaillé ou qui y travaillent encore, mémoire perdue de celles et ceux qui sont représentés dans son imposant décor, mémoire immédiate ou ancienne, mémoire politique ou active des visiteurs, toutes ces mémoires ont été convoquées pour participer à la création de ce parcours.
Les artistes exposés
Charlie Aubry / Katinka Bock / Seham Boutata / Claude Closky / Teresa Fernandez-Pello / Juliette Green / Mathieu Kleyebe Abonnenc / Aung-Ko / Amalia Laurent / Nge Lay / Kokou Ferdinand Makouvia / Rirkrit Tiravanija / Vivien Zhang
[Source : communiqué de presse]
Articles liés

Le Grand Palais présente “Hilma af Klint : Les peintures du Temple” jusqu’au 30 août
Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Pour la première fois en France, découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. De ses grandes compositions à ses œuvres secrètes, son...

« Séisme » où le bouleversement d’une naissance
Au Théâtre du Petit Saint-Martin, Claire de la Rüe du Can et Jean Chevalier, acteurs de la Comédie Française, nous offrent un bouleversant moment de vie et de théâtre mis en scène par Robin Ormond. Le texte de l’anglais...

“Focu Meu” une création de Benjamin Kahn au Carreau du Temple
Après une trilogie de solos très remarqués (dont Bless the Sound that Saved a Witch like me présenté dans le cadre du Festival Everybody 2024), Benjamin Kahn convoque ici l’énergie d’un groupe pour traduire les forces du jaillissement émotionnel. Fil conducteur de la...






