De l’air ! – Théâtre de Ménilmontant
Laissez vous entraîner par Laurent Balaÿ dans une épopée rocambolesque où la profondeur côtoie la plus incroyable légèreté.
Après son mémorable “Fou de Bassan”, Laurent Balaÿ revient avec DE L’AIR ! son nouveau seul-en-scène, une galerie de portraits sous basse et haute pression atmosphéricomique.
Une série de portraits incisifs, hauts en couleurs, sortis du formol des conventions, quelques croquis au pinceau sec et à l’eau de personnages élevés au grand air avec un petit grain: une prof tragédienne antique, un acteur surbooké parisien, un para mélomane, une journaliste allumée, les neuneus de la Marine, Charles-Edouard le long des golfs clairs, un monsieur muscle coordinateur-éducateur-réanimateur de jeunes des banlieues, une proviseure survoltée… A sa manière Laurent Balaÿ nous offre une bouffée d’oxygène. Le vent tourne, de l’air !
Habitué des scènes de one-man-show, défenseur d’un humour à la fois populaire et atypique, Laurent Balaÿ a longtemps joué son “Fou de Bassan”, déclinant toutes les facettes d’un personnage et d’un style qui sont devenus sa marque de fabrique.
Le temps a passé depuis son premier prix au festival de Gennevilliers en 1988, n’altérant pas son goût du jeu, de l’incarnation des personnages les plus divers, ne tarissant pas la créativité d’un univers satirique autant que poétique.
Difficile de faire entrer dans une catégorie ce jongleur de mots à la sensibilité profonde, armé d’un goût du risque qui très tôt le poussa à aller se confronter au public des cabarets, où il testa ses premiers sketches et apprit “sur le tas” les bases de son métier. Il possède en outre cette qualité propre aux artistes, aux créateurs: une enfance intérieure jamais achevée, toujours féconde.
Il cite volontiers ses références, ses inspirateurs, ses admirations: Pierre Dac, Pierre Étaix, Fernand Raynaud ou encore Pierre Desproges. Passéiste, Laurent Balaÿ?… Un peu sans doute, un charme désuet circule parfois lorsqu’il est en scène – mais ceci ne l’empêchera pas quelques minutes plus tard de nous assener un portrait sans faille de quelque personnage bien d’aujourd’hui.
Alors… “Insaisissable“ est peut-être le meilleur quali catif à attribuer à cet homme à la fois rêveur et pragmatique, qui connaît par cœur les rouages, les épreuves et les joies d’un métier qui le pousse à inventer encore.
Ajoutons que Laurent est un croyant, à aucun moment tenté par le prosélytisme mais conduit par sa fantaisie naturelle à injecter dans ses spectacles quelque chose de cette présence à laquelle, dit-il, il doit d’avoir tenu le coup dans les moments difficiles.
Ainsi est fait Laurent Balaÿ… La profondeur côtoie en lui la plus incroyable légèreté, la lumière le rattrape au seuil des ténèbres, l’envol le sauve de la chute. peut-être a-t-il quelque chose de cet albatros dont parle Baudelaire, malmené par les hommes du bord et cependant indestructible symbole de liberté.
[Sources : © communiqué de presse]
Articles liés

À Avignon, « L’hors-présence » de Tiphaine Raffier captive
Dans une scénographie lumineuse de précision, Thiphaine Raffier compose un spectacle hors-limite qui questionne, aujourd’hui plus que jamais, la manière dont nos sociétés occidentales accueillent la fin de vie. Au croisement du réalisme et de la mythologie fantastique, grâce...

“La Dame de chez Maxim” de Georges Feydeau, adapté par Philippe Person, à découvrir au Lucernaire
Ciel, mon Paris ! Le docteur Petypon a passé la nuit chez Maxim avec son ami Mongicourt. Ce dernier le retrouve endormi… à midi ! De la chambre sort la Môme Crevette, danseuse du Moulin-Rouge… Le général Petypon, l’oncle,...

Inclassable et pétillante, la soprano Anne Baquet chante au Paradis cet été au Lucernaire !
Après avoir présenté “ABCd’airs” et “Come Bach” au Lucernaire, Anne Baquet prend le chemin du Paradis avec un nouveau piano-voix inédit. Elle pense immédiatement à de nouvelles rencontres entre auteurs et compositeurs. Autant de créations qui s’entoureront cette fois...






