“Dérapage” : à La Scala, Les Sea Girls et Pierre Guillois font sauter le vernis !
“Dérapage” c’est une traversée tonitruante, de la musique à fond avec trois musiciens où scène et coulisses se dévoilent en chanson, sans pudeur, où tout bascule dans un éblouissant feu d’artifices. Les Sea Girls revendiquent un Music-Hall hybride, fantasque, grinçant et libre.
Avec Pierre Guillois aux commandes, il va y avoir du sport, du rythme et de la joie, des morceaux de bravoure, des paillettes et un réfrigérateur.
“Après une Revue puis un coup d’état, à quoi Les Sea Girls pourraient-elles joyeusement s’attaquer ? À elles-mêmes pardi ! Dézinguons-nous la tronche, faisons sauter le vernis.
Vingt ans de Music-Hall à serrer les fesses, gainer nos bras tendus, manger sainement, s’hydrater, danser sur des talons de dix centimètres, chanter alors qu’on vient de se faire larguer ou de se faire avorter, ne jamais abuser des soirées chablis-cacahouètes, sourire quand on à mal aux dents, au dos, aux genoux, à la tête… Être artiste de Music-hall, c’est être à la hauteur, ça ne rigole pas. C’est s’exposer, prendre des risques. C’est une silhouette, une image. Une image qui doit faire rêver.
Et être une Sea Girls ? C’est être une femme. Autour de cinquante ans. C’est double peine ça, non ? Donc des femmes de cinquante ans, artistes de Music-Hall. Le boulot que ça demande ! La pression sur nos corps publics exposés ! Puis quelle visibilité il nous reste, au milieu d’un courant renouvelé, flamboyant : le code, on a intérêt à retrousser nos manches, pour continuer à le porter avec panache. C’est aussi de la sueur, du rire et des larmes. Une vie en communauté, une traversée : on chante, on pleure, on rit, on rote, on pète, on danse, on se moque, on s’admire, on se ratatine, on s’encense et on s’engueule, c’est ça notre quotidien ! C’est une joyeuse épreuve.
Pour ce nouveau spectacle, nous confions les rênes à Pierre Guillois, heureuses de rejoindre sa folie et son art de raconter des histoires avec des corps libérés des contraintes sociales. C’est ce qu’il nous faut Le théâtre et le Music-Hall qui s’entrelacent et se narguent. On veut tout montrer : le glamour, l’artiste en représentation et aussi le travail, le stress, le bancal, le pas glamour, les ratages, la dérision.. Dévoiler ce qu’il se passe derrière, en coulisses, avant et après avoir été exposées sur scène, face au public. On montrera le show et on dévoilera les coulisses. Sur la scène-coulisses, ça sera un sacré bordel : des plumes, des talons, des collants, des tables jonchées de maquillage et de bric-à-brac. De la musique à fond avec trois musiciens multi-instrumentistes, des chansons inédites écrites sur mesure par Prunella Rivière, orchestrées par Fred Pallem.”
[Source : communiqué de presse]
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