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    En v’la une drole d’affaire – Nathalie Joly à l’Européen

    10 juin 2013
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    Europen8

    « En vérité je vous le dis, il ne faut jamais se décourager ! »
    Yvette Guilbert

    Le succès du spectacle Je ne sais quoi a suscité une suite qui s’intéresse à la seconde carrière d’Yvette Guilbert : En v’la une drôle d’affaire.

    En 1900, Yvette Guilbert, la Reine du incontestée caf’ conç’, pionnière du féminisme, résilie ses contrats en plein succès et parcourt le Monde. A new York, elle explore un nouveau répertoire entre conte et fait divers, s’interroge sur les processus de création et de transmission : Son art du parlé chanté, qu’elle nomme rythme fondu rayonnera dans toute l’Europe jusqu’au rap d’aujourd’hui.

    Voici le 2ème épisode du destin d’Yvette Guilbert, le Reine du caf’ conç’. Personnage incroyablement audacieux, pionnière du féminisme, en 1900, elle résilie ses contrats en plein succès pour se tourner vers un répertoire exigeant en cherchant dans les origines de la chanson à parfaire et transmettre son art du parlé chanté.

    Après la création du spectacle Je ne sais quoi sur l’amitié et la correspondance entre Freud et Yvette, un trésor providentiel rassemblant un grand nombre de partitions inédites écrites de la main d’Yvette Guilbert, avec ses notes de travail, m’a été transmis. Issues de la tradition populaire, les chansons de sa seconde carrière relèvent à la fois du conte et du fait-divers. Freud appréciait la chanson populaire et ce répertoire plus archéologique auquel Yvette s’est ensuite intéressée. De nombreux points de convergence existent entre les récits épiques de ces chansons et les images du monde flottant du théâtre kabuki. Comme Yvette Guilbert a été influencée par le Japonisme du début du vingtième siècle, nous nous sommes inspirés de l’art Japonais.

    A New York, dans les années 1910, Yvette Guilbert fonde son école des arts du spectacle, qu’elle veut gratuite pour les jeunes filles démunies. S’interrogeant sur les processus de création, de transmission, la position de l’artiste dans le monde, elle incite à parcourir la Terre pour apprendre la vie. « Sans les artistes, la Nation se meurt ! » écrit-elle. Entre parlé et chanté, elle invente un langage sous le nom de rythme fondu, qui deviendra le sprech-gesang et rayonnera dans toute l’Europe d’avant-guerre jusqu’au slam d’aujourd’hui. Ce va-et-vient perpétuel entre l’interprétation et l’écriture exprime au plus près la vérité à laquelle Yvette Guilbert s’est attachée pour porter la parole des femmes.

    Nathalie Joly

    Artiste internationale, Nathalie Joly est passionnée par toutes les formes parlées – chantées, à l’origine de tous ses  spectacles.

    Avec la compagnie Marche la route, Nathalie Joly a réalisé Je sais que tu es dans la salle sur Yvonne Printemps et Sacha Guitry, Cabaret ambulant (1 CD) sur le Théâtre forain, J’attends un navire – Cabaret de l’exil sur Kurt Weill, Cafés Cantantes chansons de superstition (1 CD), Paris Bukarest sur Maria Tanase (1 CD c /o rue Stendhal), Je ne sais quoi sur Yvette Guilbert et Freud (1 CD livre c/o Seven doc). Comédienne–chanteuse, elle obtient un 1er prix de chant à l’unanimité au CNR de Boulogne Billancourt, un 1er prix de musique de chambre et le D.E. de technique vocale, puis travaille sous la direction de Philippe Adrien ( Rêves de Kafka et Ké voï), Thierry Roisin (Les Pierres), Michel Rostain (Jumelles), Diego Masson (Chansons de Bilitis), Alain Françon, et l’Opéra de Lyon (La vie Parisienne), Maurice Durozier, Lisa Wurmser, Olivier Benezech, Simon Abkarian et des compositeurs comme Maurice Ohana, le GRAME, James Giroudon et Pierre Alain Jaffrenou, David Jisse, Christian Sebille, Philippe Legoff. Elle enseigne en France (ENSAC de Chalon en Champagne) et à l’étranger, notamment au Maroc, au Brésil et à Kaboul en Afghanistan, où elle a réalisé le film documentaire Tashakor

    Jacques Verzier et Nathalie Joly  se sont rencontrés sur la création des Rêves de Kafka, puis Ké voï sous la direction de Philippe Adrien. Ils ont créé et joué ensemble « J’attends un navire, cabaret de l’exil » d’après Kurt Weill au Théâtre de la Tempête ainsi que «Je ne sais quoi».

    Nathalie Joly chante Yvette Guilbert : En v’la une drôle d’affaire

    Du 10 au 12 juin 2013 à 20h30

    Tarif normal : 25 € // Tarifs réduits : 18 € et 22 €

    Billetterie : 01.43.87.97.13 

    L’Européen
    5, rue Biot
    75017 Paris

    www.leuropeen.info

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