Exposition Écrins écrans – Angela Grauerholz – Centre culturel canadien
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Exposition: Écrins écrans d’Angela Grauerholz présentée au Centre culturel canadien Œuvres d’Angela Grauerholz Du 9 novembre 2016 au 24 mars 2017 Entrée libre Centre culturel canadien |
Angela Grauerholz a reçu en 2015 le prestigieux Scotiabank Photography Award, le plus important prix attribué chaque année à un photographe canadien parmi une liste très sélecte des artistes les plus réputés de la scène canadienne. Cette distinction a donné lieu, en 2016, à la publication, par l’éditeur allemand Steidl, d’un ouvrage majeur portant sur l’ensemble de l’œuvre de l’artiste. À cette occasion, qui marque un tournant dans la carrière internationale d’Angela Grauerholz, le Centre culturel canadien présente un ensemble de projets photographiques où mémoire individuelle et mémoire collective s’enchevêtrent en de somptueuses mais légèrement inquiétantes images. Écrins Écrans réunit une quarantaine d’œuvres exposées ici dans le dénuement d’impressions dépourvues de tout cadre. L’exposition se concentre sur le corpus des photographies couleur réalisées à partir de 2001, l’année de production d’un projet majeur, Privation, qui documente d’une manière saisissante les archives calcinées de la bibliothèque de l’artiste et marque symboliquement son passage à une technologie entièrement numérique. Par rapport aux travaux antérieurs – images rétives à la précision optique et à la clarté référentielle, réalisées en noir et blanc ou dans une monochromie de bruns renvoyant au passé sans pourtant s’y confondre mais plus encore à une conscience comme engourdie les nouvelles images d’Angela Grauerholz redéfinissent lieux de mémoire, désir et intimité à partir des paramètres d’une relation désormais distanciée où l’œil du photographe semble avoir perdu quelque chose d’une relation privilégiée, sensible voire tactile, à l’objet du regard. Ici, la relation entre architecture et décor, les lieux de passage et d’attente, les dispositifs de dissimulation et de révélation invitent à voir tout en nous interdisant tous les accès. Dans toutes ces images, quelque chose émerge du passé, d’une histoire personnelle et de la mémoire collective. Mais ce qui frappe de ces lieux protégés est qu’ils exposent des plans (murs, écrans, sols) sur lesquels certes tout peut s’écrire, s’imaginer, se projeter, mais qui nous tiennent fermement au seuil, dans une proximité d’autant plus inconfortable qu’elle est marquée d’un interdit de voir et de pouvoir (entrer). [Crédits Photo et texte: © copyright Angela Grauerholz, avec l’aimable autorisation de Galerie Françoise Paviot, Paris] |
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